Pertz, I, p
4. Sa haiiie contre le cabinet, caractère exclusif de ses préoccupations. Aus den Papieren Schôn, I, p. 165. — Voir sa défense à ce point de vue par Lehmann, Knesebeck und Schon, p. 103. — Seeley donne de l'étroilesse des conceptions de Stein une explication qu'il semble difficile d'accepter sans réserves. Ses vues se seraient étendues seulement au bout de plusieurs mois, lorsqu'il en vint à reconnaître la rigueur de la situation faite à la Prusse. Seëlky, Li> and Times of Stein I p. 355. '
Nassau, comme dans la crise de septembre 1806, ce sont les défectuosités qu'il a relevées dans le fonctionnement du gouvernement prussien'. 11 voudrait apporter quelque ordre et quelque unité dans ce mécanisme gouvernemental où l'organisation quasi fédérative des ministères provinciaux, où l'enchevêtrement des attributions réelles et des attributions territoriales, ont jeté tant de complications. Toutefois il y a aussi une pensée politique dans le mémoire de Slein -.
Lui aussi il veut^ « utiliser les forces qui sommeillent ou sont mal dirigées, établir l'accord entre l'esprit de la nation, ses vues et ses besoins et l'esprit des fonctionnaires chargés de gérer les intérêts généraux ». C'est ainsi qu'il compte réveiller « l'esprit de collectivité* » si faible en Allemagne, « le dévouement à la patrie, le sentiment de l'indépendance et de l'honneur national ». 11 juge indispensable de briser les entraves que la bureaucratie impose à l'essor do l'activité humaine, « 11 faut », dit-il % « détruire cet esprit d'avidité, de rapacité, cet attachement étroit au mécanisme, qui est le trait dislinctif de la bureaucratie. 11 faut accoutumer la nation à administrer elle-même ses propres affaires, la sortir de cet état de tutelle où la tient une administration à la fois servile et agitée. »
Donc, si Stein est pénétré de ce qu'Altenstein appelle la nécessité d'éveiller les forces sociales inutilisées, die Idée des Erweckens des Schlafoiden, c'est par une réforme politique plutôt que par une réforme sociale qu'il songe à les susciter. Le but de cette réforme politique, ce n'est point encore le Selfgoveniment des Anglais; c'est quehjue chose de plus que la décentralisation administrative, c'est l'administration du pays par lui-même *, la Selbstverwaltung.
Cette notion politique se rattachait aux souvenirs do l'ancienne
1. Voir le jugement caraclérisque d'Alex, de Miiinholdl sur Stein. Aux dcn Papieren Sciiôn'h, I, p. 169.
2. IIakcsskh, III, p. 128. — Sur le cnraclère iiicomplol des vues de Stein. Ans lien l'apirren Sciiuft's, II, passhn el p. 41. — Tukitsciike, 1, p. 274. — Pkut/, I, pp. an, \il) k 422.