‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 391 sur 570 · Ranke, Hardenberg, III, p. 521. — Hassel, I, pp · texte numérisé non relu

Ranke, Hardenberg, III, p. 521. — Hassel, I, pp

C. Ein Blatt Papier. Haeisser, Deutsche Ceschicte, III, p. 119. — Lefebvre, ■ Cabinets de l'Europe. III, p. 352. — Ucnckeu, Preuszen wii/irend der franzôsischen Okkupation, Ab/iandlungen zur pveuszischen Geschichte, p. 282.

traité, Daru leur répondait sans fard qu'il ne s'agissait pas d'un calcul d'arithmétique, mais d'un calcul de politique *. Lorsque Napoléon utilisait contre la Prusse les incertitudes laissées à dessein dans la convention du 12 juillet, et lorsqu'il en déduisait des conséquences extrêmes, il obéissait en effet à une pensée politique * qui lui était commandée par le caractère exclusif et démesuré de sa domination européenne et par les relations nouvelles qu'il avait nouées avec la Russie.

D'une part, la Prusse, telle que l'avait laissée la dernière guerre, ne pouvait plus être pour lui qu'une gêne et qu'un obstacle. Jamais, depuis 1796, elle n'avait pu se résoudre à être, pour la France, ce que la Russie et même l'Autriche allaient être momentanément pour la politique napoléonienne : — un allié utile. Elle avait été trop réduite, trop meurtrie, trop ulcérée, en 1806 et en 1807, pour entrer, après Tilsit, dans cette voie où elle n'avait pas voulu s'engager auparavant. Elle n'était pas assez détruite cependant pour ne pouvoir être un centre d'agitation et d'opposition. Napoléon sentait là — sa défiance' persistante en est la preuve, — ce qu'il était appelé à rencontrer désormais partout, une résistance nationale *, faible sans doute, presque latente, mais qui ne laissait pas que de le préoccuper. 11 cédait donc au cours de ses tendances naturelles, et h la contradiction '^ qu'il avait créée dans les faits, en essayant d'étouffer par l'occupation militaire, par le déchaînement de la force, par la prolongation de l'état de guerre, de supprimer * en fait une existence nationale qu'il avait laissée subsister en droit \

4. Pkrtz, II, p. -i2. — THKiTsaïKE, I, p. 321. — Hasskl, I, pp. 4, 20.

Page 1