‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 399 sur 570 · STEIN A BERLIN · texte numérisé non relu

STEIN A BERLIN

C'étaient là des jeux d'esprit. La situation de la Prusse n'avait d'issue que dans une transformation de la situation européenne *. Alexandre eût pu contribuer à la moditier. Mais s'il consentait bien à intervenir à Paris en faveur de la Prusse, et si Tolstoï, hostile au fond à la politique de Tilsit, donnait à cette intervention un caractère d'insistance assez marqué ', le dévouement d'Alexandre n'allait pas jusqu'à évacuer les principautés danubiennes pour rendre service à Frédéric-Guillaume, etc'est là que paraissait être le nœud de la situation ^.

On put le reconnaître une fois de plus dans le courant du mois de mars 1808. Une indiscrétion fit connaître à Berlin, en février *, les ouvertures que Napoléon avait faites, en novembre *, à Alexandre au sujet de la Silésie. L'Empereur avait proposé au Czar de lui abandonner les principautés et de dédommager la France en mettant la main sur la Silésie ®. Lorsque ces propositions furent connues à Kônigsberg, elles y suscitèrent de vives appréhensions. Stein partit aussitôt pour Berlin, le 29 février \ avec les pleins pouvoirs les plus étendus. Il y arriva le û mars * et réussit à se mettre d'accord avec Daru, dès le 9, sur un projet de convention '. La Prusse devait payer une contribution qui se trouvait alors réduite, en raison des sommes que les Français avaient perçues directement, à 100 millions de francs. Jusqu'à l'intégral acquittement de la dette, les Français devaient occuper, avec 9000 hommes, Stettin, Custrin et Glogau. Enfin, et c'était là pour les Prussiens l'essentiel, l'évacuation complète du territoire devait suivre de trente jours la ratification de la convention.

Stein était assez fixé *° sur le jeu de la diplomatie napoléonienne

entente jusqu'en février 1808. Hassbl, I, p. 124. Elles paraissent avoir cessé en mars, p. 428.

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