‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 398 sur 570 · H.\ssEL, I, pp. "S · texte numérisé non relu

H.\ssEL, I, pp. "S

3o2 LE MINISTÈRE DE STEIN.

Napoléon au commencement de janvier. Ni les propositions qu'il aipportait au nom de son frère, ni l'offre quelque peu naïve, mais fort admirée des Allemands, de rester à Paris comme otage \ en garantie de la sincérité de la Prusse, n'obtinrent de Napoléon autre chose que des réponses évasives. Le prince demeura des mois à Paris, eut plusieurs audiences de l'Empereur, sans arriver à aucun résultat^. En vain les hommes d'État prussiens imaginaient toutes les combinaisons, Schôn, dans une réunion de la commission immédiate de Memel, en novembre, avait émis l'avis qu'une cession nouvelle de territoire serait préférable aux obligations financières écrasantes dont on assumait la charge '. Jamais, disait-il, on ne pourrait s'acquitter. Si on le tentait, on n'aboutirait qu'à épuiser le pays, à le détacher même de la dynastie. Il valait mieux sacrifief une partie que perdre le tout, et offrir la Silésie aux Français. Que si la cession d'une partie du territoire soulevait de trop vifs scrupules, Schôn indiquait, pour les lever, un procédé où l'on trouvait la trace des idées qui s'agitaient alors au sein du parti national. Il proposait de constituer et de consulter une représentation nationale *. Mais ce projet d'abandon de la Silésie, très durement reproché à Schôn par les historiens prussiens", rencontra, au sein même de la commission, la plus vive résistance.

Si Stein repoussait la proposition de Schôn, c'était lui qui, au 25 janvier 1808 ", imaginait de désarmer Napoléon en présentant les réformes intérieures qu'il méditait, la réorganisation du gouvernement central, l'institution d'un Conseil d'État, la réforme des États provinciaux et la formation de conseils départementaux, la formation d'une représentation nationale, comme une imitation de l'organisation impéjiale, en offrant aussi — mais il se heurtait sur ce point à l'orgueil familial des Hohenzollern, — en offrant à Napoléon d'être le parrain de l'enfant «pie la reine attendait \

1. HA9HEL, I, p. 84.— Pemtz, pp. 9\-9^. Voir la IcUre romanesque do la princesse h son «'poiix cl rapprécinlion de Slcin, p. î>7.

2. PrnTz, II, p. 91. — Hasski,, I, p. 86. — Voir parliculièrcmenl raiidioiicc <lti 23 février. IIashki., I, pp. 120, im.

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