Haeusseu, 111, p
5. Peutz, U, p. 157. — Lehmann, Scharnhorst, 11, p. 11. — Voir Grolman. Leii- MANN, Scharnhorst, II, p. 16. — Die grosze Masse Edelleute ohne Land. Aus den Papieren Schô-n's, 1, p. 33. — Pektz, Gneisenau, I, p. 89. — Erinnerungen aus don Leben des Feldmarschall's von Boyen, I, p. 300.
. 6. Erinnerungen aus dem Leben des FeldniarschaWs vos Boye.\, I, p. 23.
^ 1. Sur l'âge des officiers prussiens en 1806 voir vo.n der Goltz, Roszbach und
léna. — Haeusser, II, p. T14. ... .i
taire. Les officiers entrés au service depuis la paix ne rachetaient point, par l'expérience, l'étroitesse d'esprit, résultat naturel des misères d'un état de paix prolongé; enfin, la légion des jeunes officiers, frais émoulus du bien noble paternel, apportait tous ses préjugés de caste et une instruction généralement peu soignée *. Et, cependant, le mouvement des esprits avait fait sentir son action et propagé ses tendances idéalistes, même dans ce milieu. Scharnhorst, surtout, représentait et dirigeait une école nouvelle, qui apportait dans l'art de la guerre, des préoccupations plus intellectuelles, et des conceptions plus larges. Il avait organisé, en 1803 -, à l'institut de Berlin, un enseignement complet, créé un cercle militaire, où réchange des idées était fort actif. Les cours de philosophie n'y faisaient point défaut. Gneisenau ^ et Boyen étaient poètes à leurs heures et nous ont laissé des vers ; Boyen * avait suivi, en Prusse, les leçons de Kant et de Kraus ^ Ce furent précisément les hommes qui avaient accueilli, dans l'ancienne armée prussienne, les tendances idéalistes " de l'époque nouvelle, qui entreprirent, après le désastre, l'œuvre de la réforme.
Scharnhorst, surtout, avait, jusque dans son apparence extérieure, beaucoup plus du philosophe que de l'homme d'action. Il semblait, à voir sa mise négligée, sa chevelure éparse, son attitude gênée et renfermée, son inaptitude aux rapports avec les hommes, que ce fût moins un chef militaire, qu'un esprit méditatif absorbé dans le culte de la science et de la théorie \ Cependant, de Lubeck et d'Eylau au champ de bataille de Grossgôrtschen, sur lequel il succomba, dans celte action commune qui le lia étroitement à Bliicher, il sut donner tort, plus d'une fois, aux adversaires, de toute origine, qui ne voulaient voir en lui qu'un théoricien. Il est curieux de suivre dans cet esprit méditatif, bien allemand, où les qualités de réilexion s'allient