‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 449 sur 570 · Lehmann, Scharnhoj'st, II, p. 9i · texte numérisé non relu

Lehmann, Scharnhoj'st, II, p. 9i

4. Lehmann, Scharnhorst, II, pp. 92, 93. — Erinnerungen aus dem Leben des FeldmarschalVs von Uoyen, I, p. 326.

5. Lehmann, Scharnhorst, II, pp. 86, 97. Promemoriâ ùber die Einrichtung einer Naliojiat-Miliz, 1807.

6. Il y rallie toute la commission de réorganisation, mais Stein et Schôn, paraît-il, non sans quelque résistance. Lehmann, Scharnhorst, II, p. 95.

7. C'est sur ce point capital qu'il est le plus éloigné des patriotes. Lehmakn, Scharnhorst, II, p. 98.

8. Lehmann, Schanihorst, II, p. 98. Gentz an Gôtzen, 27 novembre 1808. — Erinnerungen aus dem Leben des FeldmarschalVs von Boybn, I, p. 294.

phalie, le successeur et le disciple deStein, faisait campagne contre la conscription qu'il appelait le tombeau de la civilisation, des sciences, de la liberté civile, de tout ce qui fait la joie de l'homme*, etNiebuhr se plaignait de ces enthousiastes qui avaient accueilli les idées anticivilisatrices germées dans le cerveau de capitaines incultes '.

La commission de réorganisation militaire échoua devant ces résistances '. La seule concession que lui fit le roi fut de supprimer, pour l'avenir, l'introduction dans l'armée des mercenaires étrangers *. Au sui'plus, le recrutement demeura ce qu'il était; on se décida, cependant, à apporter quelques atténuations à ces châtiments barbares, qui avaient si largement contribué à faire prendre en horreur, par la population civile, le métier de soldat ^ Gneisenau avait éloquemment réclamé*, dans un article de journal qui fit sensation, et agit vraisemblablement sur l'esprit du roi, ce qu'il appelait la liberté de l'échiné. Le 3 août 1808, Frédéric-Guillaume III signa les ordonnances qui réalisaient en ces matières des progrès réels, bien qu'incomplets \

Elles maintenaient encore un code spécial pour les officiers et un autre pour les sous-officiers et les soldats*. Ceux-ci étaient partagés en deux classes : dans la seconde, les peines corporelles demeuraient en vigueur; mais pour les hommes admis dans la premiiTe classe, et qui formaient la majorité, elles faisaient place aux peines d'emprisonnement ; pour apprécier l'importance d'une réforme qui paraît modeste, il ne faut pas oublier que le code pénal applicable à la population civile prévoyait encore, en maintes circonstances, des châtiments corporels '.

L'œuvre des réformateurs politiques s'était arrêtée, on l'a vu, très en deçà de> résultats sociaux dont ils poursuivaient la réalisation. On

1. Lkiiman.n, >V7irtrn/jorj/, H, p. 98. — BonKi,si.ii\M.M.ii, l'twrAr, T, pp. 381, K)l,»02.

2. Lkiimamn, Srhar^horst, II, p. 98. Nirhuhi' an Altcnslriri, 30 aoiU ISOS.

3. TnKirsciiKK, I, pp. 293, 294. — Lehhann, Scliarnhurst, II, p. 99. — Lkiimann, Knesebfck und Schiiti, j)]). 2.'j.1-334.

A. LEHMA^J(, Scfiarnhorst, II, pp. 85, 99.

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