Tkeitschke, 1, p
Ce n'était pas seulement le programme d'une réorganisation sociale qu'ils voulaient emprunter à la Révolution française'; c'était aussi la force effective avec laquelle ils espéraient sauvegarder leur nationalité menacée.
Mais si l'on peut facilement établir une distinction entre les résultats très incomplets de réforme politique, et les progrès très saisissables de la réorganisation militaire, l'une et l'autre œuvre avaient un but et un principe commun. Les chefs militaires, comme les hommes politiques, étaient pénétrés des exemples de la Révolution française, imbus de son esprit ', convaincus que la Prusse et l'Allemagne ne trouveraient leur salut qu'en s'engageant dans les voies qu'elle avait ouvertes.
Leur haine pour la France était des plus vivaces. Tandis que Hardenberg n'avait point de haines, chez ScharnhorstetchezGneisenau^ l'horreur du Welche était une passion *. Chez les esprits inférieurs, qui y joignaient l'étroitesse, cette passion atteignait au ridicule \
Et cependant, dès 1807, Gneisenau, dans une page qu'aurait pu signer Hardenberg, laissait apparaître avec la dernière clarté la source d'où découlaient ses idées nouvelles et ses conceptions sur la régénération de la Prusse, en même temps qu'il trahissait le lion étroit de la réforme militaire et de la réforme sociale ".
« Une cause », écrivait-il ', « a contribué à porter la France à ce degré de puissance. La Révolution a éveillé toutes les forces sociales et assuré à chacune un cercle d'action approprié. Quel trésor de
1. Treitschkb, I, pp. 294, 295. — Leiimann, Schamfiorst, II, p. 89.
2. Leiiman.n, Scharnhorst, II, p. 89. — Buykn, I, pp. 123, 203.
3. Lkiimann, Scharnhorst, II. p. 12. — L'hoslilitë pour la Révolution aussi et datant de loin. Pertz, Gnrisenau, I, p. 41.
4. Theitsciikb, I, pp. in, 120.— Lkiimann, Schnrnhorst, 11, p. 15. — Erinnerungen aus dent Lehen des Feldmarschall's von Hoyen, I, pp. 291, 32S.
5. Voir Grolman. Selfist dut liiluhernesl (eVsl clo Paris qu'il s'npil) :,u bntreten, dazu hfllte ihn keine Morht der Erda vt-mtochl, <liL Lkiimann, Sc/idrnhorsf. p. 18. Voir sa violence caracUTistif|iie. In den rrnsspstt'u Ciriindinlzcn des Jncobinistnus befanf/en, dit Gneisenau en faisant allusion à sa violiMiro; iùid., p. 17.
tî. Voir IJovKN, Erinncruiujen nia doin Lcbrn des FelilinarscfKdrs von Uoyk.n, I, p. 123. — Voir Scharnhorsl, ci-dessus, et I.kiimann, Schnndiorsf, II, p. lîi. — Voir la lljèse contraire chez Mahwitz, I, pp. 2t'i7-2(')8. — Voir Vo.\ oku Goi.tz, lioszhach und trna, j). 300. Quoiqu'il soit sur plus d'un point le représiMUanl di's ItMulances du parti militaire et ft^odal, il ^cril : le remède h la décadence de rariuée prus- Hientie i'iaW. einr Vrrwnlhnnri der i/esumiitlen Volk.sknift. Dit Gcdunke dh'ser Verwerthurtff war fin Kind der lierolution. /udeni wur er, theorctisch qcnomncn, ein allpreutziacher,
7. LeuMARK, Scharnhortl, II, p. 15. — Pkrt/., Gneisenau, I, p. 301, en juillet