‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 467 sur 570 · KiosT Mkikii, pp · texte numérisé non relu

KiosT Mkikii, pp

7. l'Kniz, II. |ip. 2'.»l-292. — Bohmiak, III, p. fi. — KhNsr Mkii.ii, pp. 0!), 211). Le CoIW-Re nditiiiiislratir de la provinee reste ronipétetil nirme pour édicter les tanclions peiialet, reiiiprisonncnient d'un mois, ibid., p. 223.

l'organisation provinciale. 417

Slein, celle où il a le mieux donné la mesure du caractère théorique et assez confus de ses conceptions politiques; nous voulons parler du projet qui tendait à associer des « représentants de la nation » à l'administration proprement dite*.

L'idée dominante de Stein était de substituer à la bureaucratie, au fonctionnaire payé, des représentants élus *, ignorants sans doute des règles et du mécanisme administratif, mais connaissant le pays pour y vivre, et chargés d'administrer gratuitement ses intérêts, ou de participer, du moins, à leur administration. C'était là ce que Stein appelait associer la nation à la gestion de ses intérêts, établir le lien nécessaire contre l'organisme d'État et la société ^ Il voulait, dans ces collèges administratifs auxquels était coniiéc l'administration des provinces, installer des membres élus, ou, du moins, présentés à la nomination du roi par les États provinciaux. Renouvelés tous les trois ans, ils auraient eu les mêmes attributions que les membres du collège nommés par le roi, c'est-à-dire des fonctions d'administration proprement dite*.

En vain Schrotler, dans son mémoire du 15 août 1808, montrait, avec beaucoup de bon sens, toute l'impraticabilité d'une semblable organisation : que l'on donnât aux « représentants nationaux » des attributions de contrôle, rien de mieux; mais la direction des affaires elles-mêmes, cela était impossible ^.

« Je demande à Votre Excellence, qui connaît nos provinces », écrivait Schrôtter à Stein ^ « combien l'on trouvera de particuliers aisés qui, par pur patriotisme, abandonneront leurs affaires pour se consacrer aux affaires publiques; et, parmi ceux que l'on pourrait trouver, combien auront les aptitudes nécessaires? Quant à la partie la plus pauvre de la nation, l'on y rencontrerait, sans doute, plus

1. Pef^tz, II, pp. 291-292. — Ebnst Meier, pp. 240, 242. — Voir la convocation des Étals provinciaux de la Prusse orientale en février 1808. Hassel, I, p. 140. — Lehmann, Knesebeck und Schôn, Beilagen, pp. 291, 295.

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