‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 476 sur 570 · Penn, H, p · texte numérisé non relu

Penn, H, p

SGHÔN, SGHRÔTTER ET VINCKE. 423

restaient aux mains de Taristocratie foncière. Stein reculait devant la véritable réforme politique qui s'imposait alors à la Prusse \

On peut se demander si cette réforme politique était réalisable tant que l'organisation de la propriété n'était point modifiée '. La discussion qui s'engagea à cet égard, mérite d'arrêter un instant l'attention.

« Personne », disait Schôn, « ne peut prétendre à détenir par le fait de sa naissance, ou par l'achat d'une terre, les attributions de police sur une portion déterminée du territoire ' »; et Schrôtter, embarrassé par cet axiome qu'il ne pouvait contester, répondait, après avoir beaucoup hésité * : « La stricte application du principe de Schon est impossible. La suppression complète de l'autorité locale du seigneur produirait un effet déplorable. Il faut tenir compte, si l'on veut éviter les collisions, de la situation des propriétaires de biens nobles, des rapports créés par la sujétion héréditaire, du défaut de culture de la population inférieure.^ » Et c'était au tour de Schôn d'hésiter.

Le 13 décembre 1808 ", il répondait : « Sans doute, il faut supprimer les droits de l'aristocratie foncière qui constituent un empiétement sur les droits de la souveraineté; mais l'affaire est trop grave pour qu'on puisse en remettre l'exécution à qui n'est pas convaincu de sa nécessité. Il faut s'attendre à la résistance la plus violente. Je sais bien que ce sera la résistance d'intérêts individuels; je sais bien que la plupart des propriétaires de biens nobles trouveront un ample dédommagement dans la part plus active qu'ils pourront prendre à l'administration du cercle ou du district; malgré tout, la réalisation d'une pensée semblable est au prix des plus grands efforts {de?7t eiligsten Eifer). »

Et de son côté, Vincke écrivait ® : « L'État ne peut se dépouiller des pouvoirs de police qui sont l'émanation de la puissance executive. Il «st impossible de laisser subsister une organisation aussi illogique

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