Hassel, I, pp
6. Voir encore à la date du 30 août les illusions de Stein et du roi. Pertz, II, pp. 214-215. — A la fin de juillet, on croit encore à la guerre entre la France et l'Autriche. Hassel, I, p. 216.
Il a reçu la nouvelle de la capitulation de Baylen le 1" août et ordonné, dès le 5, ie premier mouvement de retraite du corps d'occupation en Prusse '. Le 15 août *, il engage avec Metternich, au milieu du cercle diplomatique, la conversation historique, à la suite de laquelle l'envoyé autrichien adresse à son gouvernement des dépêches pacifiques, et lui conseille, sous les voiles du langage diplomatique, d'ajourner ses décisions, de retarder l'explosion ^. Il poursuit cependant activement à Saint-Pétersbourg *, par l'intermédiaire de Caulaincourt, les démarches qui doivent lui assurer, dans cette crise, le maintien de l'alliance russe qui est l'ancre de salut. Enfin, dès le 8 août^, Champagny entame à Paris, avec Brockhausen et le prince Guillaume, les négociations qui vont amener avec la Prusse, la conclusion d'une couA'ention plus rigoureuse qu'aucune de celles dont les conditions ont été précédemment discutées *.
Tandis qu'à Kônigsberg le roi de Prusse et Goltz élaboraient des instructions pour le prince Guillaume ", celui-ci se débattait en vain à Paris entre les branches de l'étau qui se resserrait sur lui. Champagny lui avait fait connaître " les exigences de l'Empereur. Il n'était plus question de la convention qui avait été conclue en mars entre Stein et Daru. La contribution de guerre était portée à un chiffre plus élevé, croissant à mesure que l'épuisement du pays augmentait. L'armée prussienne devait être limitée à 42 000 hommes"; la Prusse devait, en cas de guerre contre l'Autriche, fournir un corps d'armée de 12 000 hommes '". Champagny proposait même au prince Guillaume d'accéder à la Confédération du Rhin ". Enlin on laissait
i. Hassel, I, pp. 231-232. — A. Vandal, Napoléon et Alexandre I", p. 368.