‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 526 sur 570 · Pektz, II, p. 2oo. — Leiisia.ns, Scharnhorst, II, p · texte numérisé non relu

Pektz, II, p. 2oo. — Leiisia.ns, Scharnhorst, II, p

du préjugé national, que « l'appréciation différente de l'immoralité du mensonge forme la distinction essentielle entre les nationalités romanes et les nationalités germaniques » . C'est là une théorie chère au patriotisme allemand, qu'il est assez piquant de rapprocher des jugements que lui-même a portés sur la politique prussienne, sur celle de Frédéric-Guillaume III particulièrement*.

Le procédé qu'avaient imaginé les signataires du mémoire, pour échapper à la honte ineffaçable qu'ils redoutaient, trahit à la fois l'influence de la Révolution française, et celle du romantisme contemporain. Ils voulaient que l'on consultât la nation, dans une crise aussi décisive pour ses destinées, et que l'on convoquât ses représentants pour statuer sur la ratilication ou le rejet de la convention -.

Ce n'était pas d'ailleurs seulement dans la littérature des mémoires et des rapports que le parti national épanchait son enthousiasme. La conspiration qu'il dirigeait étendait ses ramilications jusque dans les provinces occupées'. Ses principaux agents étaient les ofliciers sans emploi, réduits pour la plupart à la misère, et quelques agents administratifs qui se trouvaient dans la même situation*. Tous les gouverneurs français des Étals prussiens avaient successivement demandé à l'Empereur, mais en vain, de leur accorder quelques secours. Ces malheureux '', réduits à une situation violente, et, dans le milieu éclairé, quelques hommes entraînés à l'exaltation intellectuelle de l'époque, formaient à la fois l'état-major et l'armée de la conspiration patriotique. Elle comptait même quelques recrues parmi l'aristocratie foncière des Marches ". Mais ce mouvement très ardent était aussi très limité '. Des associations secrètes s'étaient fondées de toutes parts; mais elles comptaient peu de membres. Le Tugend-

1. Lehxakk, Scharnhortt, II, p. 166. — D'après Stein, c'est leimmoralischeCharakler du pfniplc français qui a corrompu la Ilovoliilioii. IhkL, II. pp. 193, 1!)4. — Thkitsciikk, I, p. 311. — Lévy-Biù!iii., VAUemnçjne depuis Leibniz, p. 182.

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