‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 532 sur 570 · Voir à Erfurt. Habosser, 111, p · texte numérisé non relu

Voir à Erfurt. Habosser, 111, p

6. Pertz, II, p. 262. — Duncker, Abhandlungen zur Preussischen Geschichte. Preuszen wûhrend der franzosischen Okkupation, p. 296. — Skelby, Life and Tines of Siein, II, p. 254.

rejeté sa politique, un ministre qui n'avait jamais été très près de son cœur, et auquel il avait retiré plus que sa confiance, la connaissance même de ses résolulions les plus graves. Pour le public, la convention du 8 septembre avait eu le caractère d'un acte de soumission déQnitive *. Stein avait offert sa démission le 21 septembre, le 18 octobre, le 7 novembre *. Le roi l'avait toujours refusée, manifestant son intention très arrêtée d'attendre le retour de Goltz ^. Le maintien de Stein au ministère, poursuivant les menées insurrectionnelles, qui étaient le but, connu désormais, de sa politique, était, au regard de la France, une provocation que l'on ne sait comment . concilier * avec la résolution à laquelle le roi s'était arrêté le 29 septembre à l'insu des patriotes. Ce qui paraît le plus vraisemblable, c'est que Frédéric-Guillaume MI cédait instinctivement à son horreur des partis nets, des résolutions détinitives, à son goût des atermoiements. La solution de cette situation presque inexplicable se prépa^ rait d'ailleurs autour de lui.

Le parti national s'exaltait à mesure qu'il sentait les réalités lui échapper. Stein, ses auxiliaires les plus convaincus comme Schon, tout le parti des réformateurs militaires avec Scharnhorst, Gneisenau, Boyen ne reculaient pas devant les résolutions les plus désespérées, parce (]ue le sentiment de la dégradation de leur patrie était pour eux le plus intolérable des maux, et parce qu'ils voyaient la monarchie universelle beaucoup plus près de se constituer qu'elle ne l'était en léalité *.

Mais leur exaltation même produisait autour d'eux une réaction qui, depuis la publication de la lettre de Stein, était des plus sensibles. Cette réaction avait un double caractère ".

Stein avait contre lui les héritiers des tendances de Lombard, de

1. Archivct hislorK/urii du Ministère de la f/uerre, Correspondance de la Grande AriHre, 20 scplemlire 1808.

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