‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 539 sur 570 · LE TIERS PARTI. GOLTZ ET ALTENSTEIN · texte numérisé non relu

LE TIERS PARTI. GOLTZ ET ALTENSTEIN

qu'aux idées d'abdication nationale *. Dans un rapport, adressé au roi le ili novembre 1808, il signalait sur la foi des communications qu'il avait reçues des Français, l'existence du Tugendbund, une société révolutionnaire, disait-il, calquée sur les principes philanthropiques de la première Assemblée nationale de France, et qui se proposait de donner à la Prusse un roi constitutionnel avant deux mois. Le Télégraphe toujours en mains, il dénonçait les poésies patriotiques de Siivern, en l'honneur des réformes de Stein, une adresse au peuple prussien rédigée à Berlin par Schmalz, et que celui-ci avait été bonnement porter à la censure française, et protestait contre le progrès des idées démagogiques *.

Cependant au milieu des querelles des opinions extrêmes, il se formait à Kônigsberg, un tiers parti qui se préparait à recueillir la succession de Stein '.

Le ministre des affaires étrangères, auquel avait été confiée la négociation à Erfurt, Goitz *, en était un des agents les plus actifs. Fort éloigné des résolutions violentes, il était infiniment plus près que Stein de la pensée royale. Revenu à Kônigsberg, il était demeuré en correspondance et en accord avec Vosz *. Le 24 novembre, il parlait des cabales auxquelles se livraient les patriotes pour conserver le pouvoir. « Le parti de ce ministère », dit-il, en parlant de Stein « cherche à influer sur l'esprit du roi par un prétendu vœu du peuple »; et il ajoute, semblant presque considérer l'action de Stein* comme antimonarchique : « On ébranle ainsi la volonté du souverain et même son autorité.... De là », dit-il enfin, « l'extrême irrésolution du roi et la peine infinie que je rencontre à lui prouver que le baron de Stein n'a nullement pour lui la majeure partie de la nation, »

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