‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 54 sur 570 · IrtAACSOIIN, II, p. :ii8. — HOHMIAK, II, p · texte numérisé non relu

IrtAACSOIIN, II, p. :ii8. — HOHMIAK, II, p

4. «i;imoi.i.KH {l'reuss. Ja/irhttc/icr, XXVI, p. 1G2). — Bohniiak, 11, p. 26. — EnnuT Mkuh, p. 1U2.

5. • Weil cr ein Renitenl und liebell ist. • Sciimoller (Preusn. Jahrbùchcr, XXVI, p. 162).

fl. Uaacaoun, m, p. 100. — Uuii.MiAK, II, pp. 2S, 34, 1S7.

7. So ul der Lamlriit, urtpriint/lich ein Vcrln'ln' (Irr Sclf/slvifrirnUtnii/, ziir VerkOrprnitiij dei Poliiei-SInutn de» xviu. Jalirliunderls gewordcn. Udhmiak, 11, p. 119. — UtMVHKN, y, m, p. 15.

« l'état prussien finit au LANDltATH ». 43

impératif, il lui confère toutes les attributions d'un agent de l'État '. En un mot, bien qu'il appartienne toujours à l'aristocratie locale ', il est devenu un fonctionnaire ^

Ainsi s'est formé en Prusse, dans le courant du xviii^ siècle, entre l'oligarchie déchue du pouvoir et l'autorité monarchique en voie de développement, une sorte de transaction *.

L'État tient avant tout à assurer l'entretien de cette armée dont l'extension est hors de proportion avec la situation économique du pays. Il a donc pénétré directement jusqu'à l'individu pour la perception de l'impôt direct et pour le recrutement de sa force militaire. Il a transformé le conseiller provincial, le Landrath, cet agent hybride, dont on ne sait au juste s'il est le représentant de l'oligarchie ou du souverain, en un instrument de l'organisation bureaucratique. L'aristocratie a fait, dans la personne du conseiller provincial, un nouvel acte de soumission à la suprématie du pouvoir monarchique. Elle a accepté de lui, avec l'investiture, les liens de dépendance qu'elle comporte.

Mais, suivant la formule qui définit parfaitement la constitution politique de la Prusse, C État prussien finit au Laudmth ^ En dehors de lui, au-dessous de lui, l'État n'a plus aucun agent de sa puissance". Sur sa seigneurie patrimoniale, le propriétaire foncier noble est un souverain, et même dans l'administration du cercle, les assemblées de la noblesse ' ont conservé, à côté du Landrath, des attributions étendues, une action et une vitalité singulières.

1. BoiiMiAK, II, p. 158. — Aus den Papieren Schôn's, I, 29. — Ehnst Meiek, Die Reform dur Vorwaltungs-Organisation tinter Stein und Hardenberg, p. 103.

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