Treitscuke, 1, p
10. IsAACsoiix, III, p. 169. — BoRNUAK, I, p. 251.— \Ve.nck, Deutschland vor hunderl Juhren, p. 160.
les rapports, dans la situation relative de l'autorité royale et de l'oligarchie. Le principal agent de l'administration du cercle, le Landrath, le conseiller provincial était encore, à la fin du xvii« siècle, le représentant de l'aristocratie foncière '. D'abord nommé ', puis présenté à l'investiture du souverain par l'assemblée du cercle, il appar tenait toujours à la noblesse locale. Mais, petit à petit, tandis que le pouvoir monarchique, porté par le courant du temps, poursuivait ses succès, la situation du LandraUi se modifia^ sans que l'organisation proprement dite du cercle se fût]transformée.
Frédéric-Guillaume I", dans toute l'ardeur de la lutte contre l'oligarchie, désigna maintes fois les conseillers provinciaux de sa propre autorité, soit qu'il les nommât sans attendre les propositions des assemblées de cercle, soit qu'il refusât de nommer les candidats qui lui étaient présentés par l'aristocratie *. Plus d'une fois il les rejeta comme imbus de l'esprit d'hostilité oligarchique, parce qu'ils étaient, disaitil, des opposants et des rebelles \ Lorsque, plus tard, sous Frédéric II, la situation se régularisa, on aboutit à une combinaison compliquée où se traduisaient toutes les diflicultés d'une conciliation impossible entre deux termes contradictoires '. L'assemblée de cercle présentait au roi une liste de plusieurs, généralement de trois candidats. Lorsque le roi rejetait l'un ou l'autre des .candidats, la noblesse devait en présenter d'autres. Et c'était seulement entre les noms, portés sur cette liste expurgée, que l'assemblée de cercle choisissait le conseiller provincial, qui était ensuite soumis à l'investiture du souverain et lui prêtait serment. En réalité, à la lin du xviii'' siècle, le Landrath est devenu le représentant du souverain beaucoup plus que celui de l'aristocratie ^ On exige de lui des garanties administratives; on lui fait subir des examens avant de l'admettre. Le monan|ue lui adresse de longues instructions, où, sur le ton le plus
1. UiioYSEN, V, n, p. 21). — Bnit.MiAK, I, p. 280. — Stadelmann, Vuhl. aus den A. pr. Slaalsarch, XI, p. 8.