‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 6 sur 570 · Kn 14i5, Ramck, Ml, p. 9i · texte numérisé non relu

Kn 14i5, Ramck, Ml, p. 9i

3. Kaxre, mi. Livre 1, chap. m et p. 82. — lionNiiAK, (irscliichtt; drs pretissischen VerwaUunrjxri'cUtn. Vorrrdr, p. 4. — La ruine île riiiilorilé priiiiilivo des iimrgrave» «Inli; du xii' ou du xiii" sièclo. Hoiiniiak, L p. S!)-ii(). — Dhoyskn, V, m, p. 6, die Slaaltoiiif/kfU, p. 1. — Voir au.ssi lu <Titi(|ue de l'ouvnigc <lo. Hornliai*, Hiêtnriirhc /filuchrift, LVII, p. 5«(',.

4. Kashk, Ml. pp. i:>, 8», «2. Voir les QuUzohs. — Uohniiak, I, p. H2. — DnoVNKM, I, dir Territoriale Zeit, I, p. 28.

l't. llA.M(K, Eiiif/fiHf/fp. XVII, el l-II, p. 108, 189. ~ Sc.iiMoi.i.Bn, Innere Verwaltunrf Unler Frielrich Wilhelm /. (l'i-finssiiclir Jnhrhnrher, X.W, |). î)78.) — HdiiNiiAK, 1, p. 115, 247.

l'avènement du grand électeur. 5

une autorité souveraine, resta sans lendemain. Le réveil de la pensée, les guerres religieuses, les crises terribles qui durèrent jusqu'au milieu du xvii° siècle, les besoins d'argent qu'elles entraînèrent, amenèrent un nouvel affaissement, un nouveau démembrement de la souveraineté *. L'aristocratie exploita partout les besoins du souverain pour assurer son autonomie politique, la misère des paysans pour étendre ses domaines. Elle reprit la haute main *. L'oligarchie fut partout maîtresse.

Tel était l'état des choses lorsqu'au milieu du xvii" siècle, durant ia guerre de Trente ans, les destinées de la Prusse prirent un cours nouveau ^ Le Grand Électeur en avait saisi la direction. Il est le premier des HohenzoUern qui ait réuni sous sa domination les éléments essentiels du territoire de la Prusse. C'est surtout lui qui a jeté les fondements de sa constitution politique *. Son œuvre s'appelle, dans le langage des modernes historiens, la seconde fondation "\

Lorsqu'après les grandes crises de la guerre de Trente ans, en 16ii0, il prit possession de ses États, l'autorité dont il héritait n'était pour ainsi dire qu'un vain mot. Ses territoires avaient été, pour les armées belligérantes, un véritable champ de pillage ". Ses prédécesseurs, sans politique propre parce qu'ils étaient sans force propre ^, n'avaient joué qu'un rôle effacé et s'étaient laissé ballotter au gré des événements.

Chacune des provinces qui passait sous la domination de l'Électeur formait une individualité politique isolée. Le duché de Clèves et le comté de Mark *, lambeau de cette succession de Juliers-Clèves si ardemment disputée, constituaient un premier groupe. Le duché de

1. BoRNHAK, I, p. 248. — Treitschke, Deutsche Geschichte, I, p. 26. — Isaacsoun, Das preussJsche Beamtenthum, II, p. 75.

2. BoHNiiAK, I, pp. IIG, 254, 285. — Droyse.n, II, ii, p. 485.

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