‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 72 sur 570 · Knacp, I, p · texte numérisé non relu

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L'Allemagne du Nord * était encore beaucoup plus voisine de la propriété collective. Sans parler des étendues considérables qui formaient les terres communes, les pâturages communs ^, là même où le sol avait été réparti entre les habitants de la communauté rurale, cette répartition avait été presque plus théorique que réelle.

Soit que le sol eût été divisé en une infinité de parcelles minuscules, enchevêtrées ' les unes dans les autres *, soit cpie le territoire de la colonie eût été, comme à Test de l'Elbe, dans les pays de colonisation allemande en terre slave, partagé en longues bandes de terrain parallèles et fort étroites ^ le résultat avait été le même.

Tout le territoire rural était enserré dans l'organisation du bien noble ^ Celui-ci se composait de deux éléments très distincts : les parcelles qui formaient le domaine propre du seigneur, celui qu'il cultivait lui-môme, celui qu'il avait, comme on disait alors, soumis à sa charrue {unter seinen Pflug Qenommcn), et les parcelles occupées et cultivées par les paysans, par les petits tenanciers ruraux.

Il ne faut point se représenter les terres qui constituaient, à l'intérieur du bien noble, le domaine pro{)re du seigneur, comme formant une étendue d'un seul tenant. C'était, en dehors des forêts nobles, le cas le moins général. A l'ouest de l'Elbe \ la propriété du soigneur se composait, le plus souvent, d'une série de parcelles éparpillées au milieu de celles des petits tenanciers. A l'est de l'Elbe, le seigneur prélevait sur chacune des longues bandes de terrain attribuées aux tenanciers, une longueur déterminée. C'était donc en les pénétrant de toutes |)arls, qu'il dominait les petites tenures rurales '.

1. Meitzk>, l)er Uodeii und die landuur//isch(i/llichi'n \'crhiil/7iiss(' des preuS' aischen S tantes, Berlin, 1868, donne les ih'taUs les plus complets sur lu formation de la propriél»' dans l'Allemagne rhénane et dans l'AllemaKne du Nord. Voir particulièrement la n!prr)du<-lion di-s plans cadastraux d'un cerlnin nombre de village». - Voir épulemenl Knai'P, I, pp. 2'.)-30.

2. Stai»»:i.manm, Publ. ans dm k. pr. Staat.sarchiven, XI, p. 83; XXV, p. 17. — Stein, dans un rapport de l)i01, donne l'étendue des terres communes dans le ressort de Bon ndminiiitralion. Kllc est de plus d'un tiers. Pehtz, S/cin's Ij-ben, 1, p. 200.

3. SrAi>Kt.MANM, Putil. aus den k. }yr, Siaatsarrhiivn, XI, p. n:1. — Voir aussi : Aux dent Surhlime Vr.-AuQ.-Luduvfn Von i»kr Marwitz, Berlin, IS'i^, I, p. 35.

4. Meitzk.'n, I, p. 353. Plan cadastral do Saarli<il/haeh. - Knai-i*. I, p. 29.

5. MKiT/K.t, I, p. 338. Plan cadastral de St-lioubrunn. — Knai'I', I, p. 30.

fi. .Mnr/Kx. I, p. 68. — Uoiikhak, Geiichiclitc dfs pmtsaischen Vt'nmltumiu'i'chls, I, pp. 10, r.>i, 268. — Knai'P, I, p. 33. — Kii.Nsr Mkikh, />i> Heform dvr VeiwaltungM-()r'/iini»alîim unter SIrin und llardrnhcrg, p. HG.

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