Knapp, I, p
terre : des paysans* proprement dits, qui exploitent jusqu'à quinze hectares , des petits tenanciers ^ qui occupent , en dehors de la culture banale, un lopin de terre attenant à leur demeure, se rencontre la catégorie des journaliers ruraux^, qui ne sont plus rattachés au bien noble que par le lien personnel. Tous sont, vis-à-vis de l'aristocratie foncière, dans le même état de dépendance personnelle à peu près général.
Cet étal de dépendance est désigné, dans la langue allemande, par une série de termes qui ne conservent point toujours le même sens*. Nous l'appellerons la sujétion héréditaire ^
Dans le rapport adresse le 16 décembre 1799 " à Frédéric-Guillaume m, à la suite d'une enquête très complète, la commission de législation définit les droits ' et les obligations qui découlent de la sujétion héréditaire, forme générale du servage prussien à la fin du xviu'' siècle.
Le serf ne peut, sans l'autorisation du seigneur, s'établir hors de son village ou s'en éloigner. S'il obtient l'autorisation de le quitter, il doit, en tous cas, payer une redevance au seigneur {Los/{af/fsgeld).
Il doit occuper et cultiver le bien qui lui est désigné par le seigneur " ; s'il n'est point tenancier, s'il est simple journalier, il doit ofTrir son travail au seigneur avant de s'employer ailleurs. Il ne peut