‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 8 sur 570 · Droysen, III, i, pp. 15, 250. — Baczko, V, p · texte numérisé non relu

Droysen, III, i, pp. 15, 250. — Baczko, V, p

8. Au Brandenbourg depuis 1629. Ranke, I-II, p. 242. — Le Grand Électeur y entre seulement vers 1647. Ranke, l-ll, p. 234.

Prusse, étranger à l'empire d'Allemagne, placé sous la suzeraineté de la Pologne, en formait un second. Enlin les Marches de Brandebourg, la Marche Électorale et la Nouvelle Marche étaient le noyau des possessions des Hohenzollern. Entre ces trois groupes, séparés par de larges espaces, qu'y avait-il de commun? A peine le lien fort lâche d'une union personnelle *. C'est tout au plus si l'on pouvait dire qu'à son avènement le Grand Électeur fût maître de ces territoires. Il n'obtint, à Clèves, l'hommage, c'est-à-dire la reconnaissance de son autorité, qu'en 1649 *. Les États-Généraux de Hollande occupaient militairement le pays ^. La noblesse luthérienne n'y acceptait pas sans répugnance un prince réformé. Dans le duché de Prusse, Frédéric-Guillaume était vassal du faible roi de Pologne , contraint à reconnaître sa suzeraineté *. Dans les Marches mêmes, l'autorité de Schwarzenberg °, d'un ministre catholique, étranger au pays, tout dévoué à la politique autrichienne, semblait au début mieux assise que celle de l'Électeur lui-même. Les Suédois occupaient d'ailleurs une grande partie de la province. Ici et là, les héritiers de leurs généraux s'étaient appropriés les domaines vacants ".

Pendant les premières années de son règne, qui furent les dernières de la guerre de Trente ans, c'était au prix d'efforts incessants, au milieu de diflicultés sans nombre, que Frédéric-Guillaume avait réussi à jouer un rôle encore modeste , quoique bien différent de l'effacement et de la nullilé de ses prédécesseurs ^ En lutte constante avec l'oligarchie, il avait tenu tant bien que mal sa place au milieu des derniers conflits de la grande crise eiu'opéenne. Il n'avait trouvé, à son avènement, que les éléments militaires indisciplinés *, rassem-

1. OnoTsen, III, i, p. 251. Les Prussiens ne voulaient à aucun prix ôlre au Brandebourg. Sie wollten uni keineii l'rcis brandenburgisch sein, p. 232. — Voir encon; II!, ii, pp. 45, 122; — Philii-pso.n, I, p. 2; — Uoiinhak, I, 249.

2. DiioYSKS, III, I, p. 225. — Voir, jilus tard encore, ihid., p. 251. Ranke, I-II, p. 28'.». - Kn l»rnss(», l'hommage list de ir.il. IIankk, l-II, ]). 227. — Dans les Marches de 1644. Hankk, l-ll, p. 228. — A Mngtlcbourg, bien plus tard. Uankb, I-II, p. JX'J.

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