‹ La Formation du Sédiment Calcaire du Lac de NeuchâtelChapitre 15 sur 27 · C. Portner · texte numérisé non relu

C. Portner

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s par le Laboratoire cantonal de chimie du canton de Neuchâtel.

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t ltats des analyses de Moser, directeur des Services industriels de la ville d’Y verdon, sont inédits.

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Les résultats des analyses de BizLxTER et de Jr

Les résu

Nous avons montré que pour le lac de Neuchâtel, le rapport entre la conductibilité et la dureté temporaire est une constante (erreur quadratique moyenne est inférieure à 0,5%

c) Dosage du carbonate en suspension

Pour estimer la quantité de matières en suspension dans l’eau, on emploie assez fréquemment, en limnologie, les données de la transparence, mesurée au moyen d’un disque de SECCHI. Si ces mesures donnent une idée de la concentration des matières en suspension dans Peau, elles ne permettent en aucun cas d’en connaître la répartition en fonction de la profondeur. |

Le dosage du plancton a été entrepris par J. KRIZENECKY (1943, p. 48) de la façon suivante: l’eau est centrifugée, le plancton se rassemble dans la partie graduée du tube; on mesure le volume du plancton ainsi déposé. Le désavantage de cette méthode est que le volume mesuré dépend étroitement des conditions de la centrifugation.

E. HEINEMANN (1936, p. 7) mesure la quantité de matière en suspension dans différents échantillons d’eau, au moyen d’un colorimètre de LANGE. Des mesures effectuées par cette méthode dans les lacs de la Prusse orientale indiquent une répartition homogène de la matière en suspension de la surface au fond du lac.

Le trouble de l’eau est dû d’après ce même auteur: 1° A des poussières (alluvions) CO,Ca en suspension; 2° au plancton vivant; 3° au plancton mort; 4° à des floculations de substances colloïdales.

RUTTNER et SAUBERER (1938, p. 405) montrent que lopacité due au plancton et aux autres substances en suspension dans l’eau varie comme la concentration en plancton. Ils emploient pour déterminer la quantité totale de matières en suspension un ingénieux dispositif qui permet la mesure directe de l’opacité de l’eau. Il s’agit d’un appareil que lon immerge dans le lac. Il est formé d’une ampoule électrique et d’une cellule photoélectrique située à une distance de 1 m de ampoule. Plus la quantité de matière en suspension est grande, plus le courant électrique fourni par la cellule est petit. La part de CO, Ca formant la matière en suspension n’est pas connue. Cette méthode photoélectrique ne permet donc pas de se rendre compte de la concentration en CO,Ca en suspension de Peau du lac, le plancton formant probablement la plus grande partie de la matière en suspension.

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La mesure directe du CO,Ca n’a, à notre connaissance, jamais été eflectuée. Nous avons employé pour cette détermination la méthode suivante:

1° Séparation de la matière en suspension de Peau du lac; 2 dosage du CO,Ca contenu dans la matière en suspension.

La matière en suspension est précipitée par centrifugation. Elle adhère sur le fond du tube de centrifugation, puis Peau est évacuée par décantation.

Le dosage se fait par action d’une solution d’'HCI #/100 sur la matière en suspension, puis par titrage en retour, par conductimétrie, au moyen d’une solution de NaOH»/100 (CHARLOT et BEZIER, 1945, p. 156).

Cette méthode nécessite, pour chaque essai, [a centrifugation pendant 30 minutes, à 2000 t/min., de 150 à 300 cm d’eau. Elle permet d'identifier des quantités de CO,Ca en suspension, avec une erreur de 0,03 mg

Coca} d) Dosage du gaz carbonique libre

Le dosage du CO, libre contenu dans l’eau du lac doit se faire au lieu de prélèvement. La méthode employée est celle du Manuel suisse des denrées alimentaires (1939, p. 213). Elle consiste à titrer 100 ou 200 cm? d’eau du lac par une solution de NaOH /50. Pour chaque échantillon d’eau considéré, il est effectué 2 ou 3 dosages. Cette méthode donne des résultats reproductibles, l’erreur entre les différents dosages étant de 5%.

A. KROGH (1904, p. 342) a montré qu’il est difficile de déterminer quelle est la valeur absolue de la teneur en CO, libre de Peau. Il pense qu’en secouant l’eau avec de Pair, et en soumettant le gaz à l’analyse, on peut calculer la proportion de CO, contenu dans l'air et ensuite celle contenue dans l’eau, sans modifier l’équilibre.

2HCO3 —+ CO; + HCO.. (xt)

Pour estimer la précision d’un dosage de CO, libre contenu dans une solution de (CO;H),Ca, J. F. REITH (1941, p. 474) emploie une méthode très ingénieuse. Une solution contenant un nombre égal de molécules de CO,Ca et d'HCI est traitée par une quantité déterminée d'HCI; il y a formation de CO, libre. On titre en retour par une solution de NaOH. Si la méthode de dosage du gaz carbonique libre est exacte, on obtient un nombre égal d’équivalents de NaOH et de HCI.

L'erreur absolue d’un titrage de CO, libre, tel que nous l’avons effectué pour l’eau du lac, est de l’ordre de 7% (correction à ajouter).

e) Matière organique

Nous sommes en présence du phytoplancton et du zooplancton, vivants ou morts, et des substances organiques dissoutes. La quantité de matière organique contenue dans leau est déterminée par oxydation au moyen d'une solution de MnOXK 7/100. La teneur en matière organique est exprimée en milligrammes de MnO,K employé pour loxydation d’un litre d’eau. Cette quantité de permanganate dépend étroitement des conditions dans laquelle a été faite l'oxydation. C’est pour cette raison qu’il est diffcile de déterminer exactement le rapport entre le poids de permanganate employé pour loxydation et le poids de matière organique oxydée (LE- CLERC, 1945, P. 219).

Nous nous sommes donc bornés à ne considérer que les variations de la concentration de la matière organique, sans en donner la valeur absolue.

Une distinction a été faite entre la matière organique totale contenue dans l’eau et la matière en suspension. Alors que J.-PH. BUFFLE (1940, p. 277) emploie pour la séparation de la matière en suspension, de la solution, un creuset filtrant en verre d’Iéna (de porosité G,), il nous a été possible d’effectuer la séparation par centrifugation. La matière organique contenue en suspension dans l’eau du lac est séparée de la solution de la même manière que le CO, Ca en suspension avant d’être dosée. Le mode de séparation étant le même dans les deux cas, il est donc possible de comparer les résultats de l'analyse de ces deux constituants de la matière en suspension.

3. Variation en fonction de la profondeur de la température et de la concentration des différents constituants de l’eau du lac

Les données relatives à ces variations sont reproduites dans le tableau 14. Les graphiques correspondant se trouvent dans la figure 5. On verra dans l’ordre:

a) Les variations de la température en fonction de la profondeur.

b) Les variations de la dureté temporaire en fonction de la profondeur.

c) Les variations de la teneur du gaz carbonique en fonction de la profondeur.

d) Les variations de la teneur en matière organique en fonction de la profondeur.

é) Les variations de la teneur en CO,Ca en suspension en fonction de la profondeur.

Profondeur en m Profondeur en m Profondeur en m

Profondeur en m

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