‹ La Formation du Sédiment Calcaire du Lac de NeuchâtelChapitre 16 sur 27 · C. Portner · texte numérisé non relu

C. Portner

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Figure 5

Analyses de l’eau du lac de Neuchâtel (juillet 1949 à janvier 1950)

Graphiques à 3 dimensions (Méthode O. JaaG). Verticalement sont reportées les valeurs de la profondeur du lieu de prélèvement, horizontalement les dates auxquelles ils furent effectués et en avant pour chacun des 4 graphiques, respectivement, les valeurs de la température, de la dureté temporaire, de la teneur en CO,Ca en suspension, du CO, libre (valeurs: tableau 14, p.46).

La formation du sédiment calcaire du lac de Neuchâtel 45 a) Les variations de la température en fonction de la profondeur

Les courbes empérature-profondeur sont différentes les unes des autres. Ces différences sont dues aux profondeurs variables auxquelles se trouve la «couche de saut thermique» et à sa netteté. La différence est particulièrement nette pour les courbes du 4 et du 11 août.

«La couche de saut thermique», après être descendue lentement jusqu’à 25 m de profondeur depuis le mois de juillet au mois de septembre, se trouve de nouveau à une profondeur de 15 m à la fin du mois d’octobre. Ceci est dû à une agitation très forte de l’eau, qui a provoqué un mélange dans le voisinage de la « couche de saut thermique». Or, c’est précisément pendant le mois d'octobre que les vents du nord-est (bise), qui soufflent dans le sens de la longueur du lac, sont fréquents, alors qu’ils l’étaient peu du mois d'avril au mois de septembre (EDM. GUYOT et ]. PERRENOUD, 1949, P. 117).

La valeur élevée de la fréquence du vent sud-ouest (vent), en novembre, expliquerait la façon rapide dont est atteinte l’homogénéité de la température de l’eau pendant ce mois. En eflet, le 3 novembre la température est à peu près homogène jusqu’à une profondeur de 50 m.

Ces quelques relations ont été mises en évidence uniquement pour montrer la possibilité d’une explication de la thermique du lac par une connaissance des conditions météorologiques. ,

b) Les variations de la dureté temporaire en fonction de la profondeur

La valeur de la dureté temporaire passe assez souvent par un maximum, pour des profondeurs un peu plus grandes que celles de la couche de saut thermique (voir les graphiques à la page 44). Ce phénomène n’est pas particulier au lac de Neuchâtel puisque des valeurs de la dureté temporaire correspondant à ce même type de courbe sont données dans le travail de H. HUBAULT (1943, p. 240) pour le lac de Nantua (en Savoie), et dans celui de MINDER (1923, p. 24) pour le lac de Zurich (courbes du 11 mai et du 6 juillet 1921).

Il existe un rapport étroit entre les courbes température-profondeur et dureté temporaire-profondeur. La valeur de la dureté temporaire augmentant avec la profondeur en même temps que la valeur de la température diminue.

Pour une profondeur dépassant 50 m, la composition chimique de l’eau du lac est remarquablement homogène au cours d’une année (139 + 3 mg

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