SOCI
naturellement Tenfant normal ordinaire, et nous laissons de côté les cas particuliers.
En ce qui concerne les populations rurales, le tableau serait un peu différent, la faible étendue des communes ne permettant pas une telle différenciation des écoles, du moment que l'externat est la règle.
Pour l'enseignement primaire, à part l'aristocratie qui le reçoit à la maison, toutes les autres classes sont confondues dans la même école. Mais les enfants d'ouvriers ne vont pas plus loin, tandis que ceux des paysans vont, de 14 à 16 ans dans les écoles d'agriculture du degré inférieur, qui ne fonctionnent en général que l'hiver, et que pour cette raison, on appelle Winterschulen. Ici, nouvelle sélection, les fils des moyens cultivateurs continuant dans les écoles d'agriculture du degré moyen qui leur donneront le privilège du volontariat.
Quant aux gros cultivateurs, après l'école primaire, ils vont en ville dans les écoles secondaires pour terminer dans les hautes écoles d'agriculture.
Pour les écoles de filles, le classement est plus simple que pour les écoles de garçons, la question du fonctionnarisme, pas plus que celle des privilèges militaires n'étant en jeu.
De plus, en principe, les écoles de filles ne dépassent pas l'enseignement primaire supérieur. Ce n'est que récemment que l'accession des jeunes filles aux universités a été rendue possible.
La diversité des écoles primaires n'a guère d'autre but que de séparer les enfants des différentes classes sociales.
Il y a d'abord, dans les Hiffsschulen, établies pour les familles assistées, des classes de filles à côté des classes de garçons.
En ce qui concerne la classe ouvrière proprement
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dite, il nous suffira dédire qu'il y a pour les filles comme pour les garçons des Volksschulen, des écoles de continuation, des cours variés d'apprentissage.
Pour la petite bourgeoisie, il y a des Miitelschulen pour jeunes filles, et elles se sont même répandues plus rapidement que celles des jeunes gens, une partie de ces derniers, dans cette classe sociale, fréquentant les classes inférieures des écoles secondaires.
Enfin, la haute bourgeoisie dispose des hôhere Màdchenschulen * , ou hautes écoles de filles. L'enseignement primaire supérieur y est continué jusque vers Tàge de 16 ans.
Quant aux jeunes filles de l'aristocratie, beaucoup sont encore instruites à la maison. Dans les régions catholiques, il est d'usage de les envoyer en outre dans des pensionnats étrangers, en Belgique ou en Autriche.
A la campagne, les familles aisées, après la Volksschule, font terminer l'éducation des jeunes filles chez le curé ou le pasteur, beaucoup de ces derniers ayant pris la précaution d'acquérir les certificats nécessaires à l'enseignement. 11 y a en outre, dans les régions catholiques, de petits pensionnats pour cette classe sociale.
Il existe aujourd'hui des écoles et des cours d'enseignement secondaire pour jeunes filles. Ces Gymnasie/i autorisés en 1899 par le gouvernement prussien, ne peuvent recevoir que les jeunes filles ayant le certificat de sortie des écoles primaires. Il en résulte qu'ils ne comprennent que les quatre dernières années. De là, on peut aller à Y Université.
J'ajouterai enfin qu'il existe, en outre des cours spéciaux de toutes sortes, des écoles de commerce de degrés divers.