‹ La formation sociale du Prussien moderneChapitre 31 sur 96 · Cf. supra, p · texte numérisé non relu

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ment des contremaîtres et des commis et recrutent leurs élèves dans Télite ouvrière seulement. L'écolage est de UO à 50 marks.

J'ajouterai aussi les cours spéciaux qui sont annexés aux Mittelschulen, et qui sont réservés aux enfants qui fréquentent les Volksschulen. Ceux-ci doivent alors payer un léger écolage. Pour fixer les idées, nous dirons qu'à Elberfeld il est de 36 marks par an.

Pour la petite bourgeoisie, les villes ont établi des Mittelschulen dans lesquels une rétribution est exigée. A Elberfeld, elle est de 60 marks par an dans les 6 classes de petits, et de 72 marks dans les 3 classes de grands. Dans les autres villes, les prix sont plus ou moins semblables. Dans les écoles techniques on exige un sacrifice un peu plus fort de la part des parents : 200 à 2U0 marks environ.

En ce qui concerne l'enseignement secondaire, il y a des écoles de l'État et des écoles municipales, mais elles sont toutes établies sur des plans analogues. Nous savons que ces écoles sont fréquentées par toutes les classes aisées, mais la petite bourgeoisie ne dépasse pas l'examen du volontariat.

Il existe actuellement trois espèces d'écoles secondaires complètes dans lesquelles les études durent neuf ans (de 9 à 18 ans normalement) :

Les Gymnasien, dans lesquels on donne l'instruction classique avec latin et grec ;

Les Realgymnasien où l'on enseigne à la fois les sciences et les humanités ;

Les Oberrealschulen où l'on donne l'enseignement moderne pur.

Dans certaines petites villes, il existe des écoles secondaires qui ne comprennent que les 6 premières années. Les familles peuvent ainsi conserver leurs fils jusque

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vers l'âge de 15 ans, avant de les envoyer terminer dans une grande ville. Ces écoles sont :

Les Pro-gymnasien ;

Les Pro-reatgymnasien;

Les Realschulen.

Dans les établissements de TÉtat, les prix d'écolage sont les suivants :

Gymnasien : 120 marks par an ;

Pro-gymnasien et Realgymnasien : iOO marks;

Realschulen : 80 marks.

Dans ces dernières écoles, on le voit, les prix se rapprochent de ceux exigés dans les Mitielschulen, Au début, nous Tavons dit, les écoles réaies recrutaient leur clientèle à peu près exclusivement dans la petite bourgeoisie, et aujourd'hui celle-ci y prédomine encore.

Dans les écoles municipales, les prix sont naturellement variables.

Ainsi à Elberfeld, ils sont de 160 marks, et cela aussi bien pour la Realschute que pour le Gymnasium.

Au Gymnasium de Wilmersdorf (faubourg de Berlin), ils s'élèvent à 120 marks pour les enfants de la localité, et à 135 pour ceux du dehors.

Dans les universités, les dépenses scolaires ne sont pas bien élevées. En entrant, on paie un droit d'immatriculation de 18 à 20 marks; en sortant, 300 marks pour le doctorat, plus 500 d'imprimatur pour la thèse. A cela, il faut ajouter le prix des cours que l'on paie directement aux professeurs. Le tarif est de 5 marks par semestre pour une série de leçons comprenant deux heures par semaine ; la dépense est donc variable selon le nombre de cours auxquels on assiste, mais on peut compter 100 ou 200 marks par an.

Avec 1 500 marks, on peut s'en tirer pour les trois ou quatre années que l'on passe à l'université.

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Il est vrai que Tétudiant doit en outre se nourrir et se loger, mais il peut le faire très économiquement, en dépensant par exemple une centaine de marks par mois. Bien entendu, il en est qui dépensent le- double ou davantage, mais les étudiants pauvres, malgré leur genre de vie matériellement restreint, n'en pourront pas moins avoir les mêmes diplômes.

Tout compris, frais d'école et de pension, il faut compter de 1500 à 3000 marks par an.

Seulement un étudiant qui vit de cette façon est un « Sauvage » ou un « Indépendant ». Il pourra citer plus tard rUniversité d'où il sort; il ne pourra pas dire de quelle association il faisait partie, et cela le classera.

Nous verrons qu'il y a deux grandes catégories d'associations :

i°hes Burschenschaflen, qui sont fréquentées par les jeunes gens de la haute bourgeoisie, et dans lesquelles, il faut pouvoir dépenser 3000 à U500 marks par an ;

2° Les Korps, qui sont réservés à l'aristocratie, et où il faut dépenser UOOO à 6000 marks.

Pour terminer, nous dirons que Ton conètate une correspondance parfaite entre les prix payés dans les écoles de filles et de garçons. Ainsi dans les Mittelschulen de filles, ils sont identiquement les mêmes que dans les Mittelschulen de garçons; dans les liôhere Màdchenschulen, ils sont analogues à ceux des Gymnasien, et ainsi de suite.

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