Les écoles de la petite bourgeoisie
Les Mittelschulen. — Nous savons qu'elles ont été établies par les villes sous un régime analogue à celui des écoles primaires. Elles résultent de l'uniformisation récente des anciennes écoles bourgeoises et écoles moyennes pour les deux sexes.
Elles prennent les enfants depuis six ans jusqu'à quinze ans, âge ordinaire de la confirmation pour les protestants. Elles permettent d'éviter, on le voit, et cela complètement, le mélange avec les enfants du peuple.
Le programme, dans ces écoles, ne diftère pas essentiellement de celui des écoles populaires, sinon que les cours se poursuivent un peu plus longtemps, notamment en ce qui concerne les langues étrangères.
i. Voir supra^ p. 81.
i68 LES INFLUENCES INTELLECTUELLES ET RELIGIEUSES
On peut les comparer aux secondary schools^ anglaises qui s'adressent à peu près à la même catégorie sociale, mais dans celles-ci les études sont un peu plus coùtenses et peuvent se prolonger jusqu'à 16 ans. Les programmes sont à peu près les mêmes, mais ils sont plus élastiques dans les secondary schools et comportent des cours pratiques qui ne sont enseignés en Allemagne que dans les écoles spéciales.
Dans ce dernier pays, le besoin de créer des catégories nettes a fait séparer l'enseignement technique de l'enseignement général, et l'a fait reléguer à une période postérieure. En Angleterre, on peut mener de front les deux selon les besoins de chacun.
Il est inutile de dire qu'il n'existe dans les Miltelschulen, ni système monitorial, ni vie de club, ni sports. Toute l'éducation consiste à inculquer l'obéissance, la discipline et le respect extérieur par les mêmes moyens que dans les écoles populaires : gymnastique par mouvements d'ensemble, punition sévère du délit d'indiscipline, souvent une certaine atmosphère générale de terreur ou de méfiance.
Les écoles spéciales» — Après l'école moyenne, les jeunes gens de la petite bourgeoisie peuvent aller dans des mittlere Handelsschulen, où école de commerce du degré moyen, qui leur permettront de passer l'examen du volontariat. En même temps, ils y acquièrent des notions de comptabilité, poursuivent l'étude des langues, etc. Mais ce sont là plutôt des prétextes, le volontariat est le but, et c'est par une sélection inférieure que se recrute la clientèle de ces écoles.
L'élite va, après le volontariat, dans les hôhere Han-