I. Cf. La formation sociale de V Anglais moderne, p
deisschulen, ou écoles de commerce du degré supérieur, qui, comme les précédentes sont établies par les villes ou les corporations des marchands. Les plus anciennes, celles de Berlin, de Hambourg et de Magdebourg datent du xviii^ siècle.
Ces écoles sont les plus sérieuses, car on n'y va que pour apprendre le commerce; j'entends naturellement les connaissances théoriques utiles au commerçant, car il ne faudrait pas croire qu'elles puissent donner l'aptitude commerciale à celui qui ne l'a pas. Ce n'est donc pas à elles seules qu'il faut attribuer le mérite de l'expansion -commerciale de l'Empire. Sans doute, leur valeur n'est pas négligeable, mais cette valeur ne peut être utile que dans un pays où tout est organisé avec ordre, méthode et suivant de vastes plans d'ensemble. Quoi qu'il en soit, elles sont fréquentées par des futurs représentants, par des patrons, et aussi par des commisvoyageurs qui se proposent de faire la conquête des marchés extérieurs.
A ces écoles correspondent dans l'ordre technique, les TechnikumSj aussi appelés Industrieschulen (écoles industrielles) et Gewerheschulen (écoles d'arts et métiers). Établies en général par les villes, elles forment des sous-ingénieurs et des chimistes qui se consacrent avec succès aux travaux de détail et aux analyses patientes. Nous savons que l'industrie allemande a besoin, plus que toute autre, d'une catégorie nombreuse de ce type.
Il est inutile de dire que dans ces écoles on se spécialise dans une branche quelconque : électricité, chimie, tissage, mécanique, etc. Certaines écoles sont même réservées entièrement à une seule spécialité.
Pour les paysans, il existe des écoles (T agriculture ^ ou Landwirtschaftschulen, qui continuent l'enseigne-
ment des Winterschulen (p. 167), et qui donnent droit au volontariat. Elles sont établies en général dans les petites villes. Ainsi dans la plaine westphalienne, il y en a une à Herford et une à Liidinghausen. Les connaissances agronomiques que l'on reçoit dans ces écoles sont très sérieuses et leur rôle n'a pas été négligeable dans les progrès réalisés par l'agriculture allemande.
Pour les jeunes filles, il existe des cours spéciaux de toutes sortes établis par les villes, les chambres de commerce, voire même, depuis 1899, par l'État. Les prix varient depuis 1 jusqu'à 5 marks par heure. Les uns enseignent les modes ou le ménage, d'autres le commerce ou la comptabilité, etc.