CONCLUSIONS
La forme asphyxiante aiguë de la carcinose secondaire du poumon est une complication r rare du cancer de l'estomac.
Cliniquement elle est d’un aspect protéiforme ; le plus souvent elle emprunte le tableau d’un infarctus pulmonaire dont elle présente la symptomatologie. Mais son début brutal, son évolution rapide, la dyspnée extrême qui parfois en est le seul signe, peu- vent en imposer pour une affection d’un autre appareil soit cardiaque, soit rénal. C’est ainsi que le diagnostic en est malaisé.
Pour l’établir on ne pourra pas compter beaucoup ni sur le laboratoire, ni sur l'examen radiologique ; la rapidité de l’évolution ne permettant pas ces recherches. On devra songer à une forme asphyxiante de carcinose secondaire pulmonaire chaque fois que chez un malade ayant un passé gasirique on notera une altération extrême de la respiration, et on pourra presqué affirmer êlre en présence de cette forme lorsqu'un iadividu, reconnu atteint de cancer de l'estomac, fera secondairement des accidents de suffocation et chez lequel un examen pulmonaire montrera des signes cliniques non en rapport avec les troubles fonctionnels.
= Go —
L'analomie pathologique nous montre des lésions particulières du parenchyme pulmonaire peu décrites jusqu'à nos jours ; se présentant sous deux formes : des lésions de métastase cancéreuses et des lésions de congestion œdèmateuse. Ce n'est pas seulement le tissu lymphatique qui se trouve être le siège des métasiases cancéreuses, mais elles intéressent les éléments du pédicule broncho-vasculaire et fait intéressant, leur étude nous montre que c'est par l'intermédiaire des capillaires que l'infiltration cancéreuse gagne les alvéoles, les parois bronchiques et veineuses.
Enfin pour expliquer la pathogénie du déclanchement brutal des accidents asphyxiques, nous ne pouvons faire mieux que de rappeler ce que nous avons déjà écrit : l'infiltration cancéreuse du parenchyme pulmonaire a réduit de façon insidieuse et progressive le champ de l'hématose et lorsque ce trouble des fonctions respiratoires atteignit une certaine limite, brusquement l'appareil neuro-vasculaire du poumon réagissant par la congestion œdémateuse aclive a précipité le dénouement déclanché l'asphyxie aiguë et l'insuffisance cardiaque.
u : Le Président de Thèse, Vu : Le Doyen, Bezanços. ti. Rocer.
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l'Académie de Paris, APPELL,