CONCLUSIONS
Première partie. — Nous avons étudié d’abord la forme normale de l’uretère d'après le travaux de Hallé, Schwalbe, Solger, Altuchow, Robinson, Zondek, Seitz.
Puis les anomalies congénitales de la forme de l'uretère, d’après les travaux d’Englisch sur les valvules et rétrécissements.
2° Partie. — Nous avons ensuite examiné les pièces recueillies par nous.
Notre étude repose sur l'examen de 50 fœtus et nouveaunés, soit 400 pièces sans choix, que nous avons toutes figurées et qui constituent la statistique la plus imposante publiée, bien qu’elle ne soit pas complète.
L'examen de ces pièces nous a conduit aux conclusions suivantes :
4° L’uretère chez les fœtus jeunes a d’abord an volume relativement énorme par rapport aux reins et au reste du corps.
2° En général cet uretère très jeune présente jusqu’au quatrième mois et demi, ou jusqu’au cinquième un calibre à peu près uniforme sans rétrécissements ni dilatations ; mais souvent il présente des sinuosités.
3° Chez les fœtus plus âgés l’uretère diminue de calibre dans son ensemble par rapport au reste du corps.
4° En outre il devient irrégulier et présente des points rétrécis et des dilatations.
5° Il n’y a guère qu'un point sur lequel nous soyons d'accord avec Schwalbe, c'est la fréquence du fuseau lombaire (comme
il appelle la dilatation supérieure), mais il n’est pas constant.
D'autre part ce fuseau est assez souvent partagé en deux ou plusieurs.
A notre avis on peut observer ::
4 Un uretère cylindrique uni (cas rare).
> Un fuseau lombaire bien marqué (cas fréquent).
y Un fuseau lombaire et un fuseau pelvien.
à Deux fuseaux lombaires et un fuseau pelvien.
n Une série de renflements et de rétrécissements impossibles à classer.
6° Le fait fait signalé par Byron Robinson que l’uretère a un. trajet spiral nous a paru très net dans nombre de cas : il est du reste d’accord avec l'embryologie.
7° Les anomalies de l’uretère ne nous ont pas paru très fréquentes : cependant nous en figurons un certain nombre ou les dilatations, les rétrécissements les sinuosités sont anormalement développés et pourraient expliquer le développement de certaines hydronéphroses.
8° Nous avons observé dans quelques cas les valvules décrites par Englisch dans la cavité de l’uretère. Il s'agissait de très jeunes fœtus.
9° La théorie de Schwalbe exp iquant le fuseau lombaire ne nous paraît exacte qu'en partie, nous pensons contrairement à cet auteur que ce sont les parties larges de l’uretère qui per-: sistent à se développer normalement et que ce sont les rétrécissements du conduit qui sont secondaires et dus à diverses causes de compression.
Vu :
Le Président, S. POZZI.
Vue:
Le Doyen, LANDOUZY.
Vu ET PERMIS D'IMPRIMER :
Le Vice-Recteur de l'Académie de Paris, L.-HIARD: