CONCLUSIONS
LE. — Parmi les nombreuses formes cliniques que revêt le cancer de l’estomac, il en est une qui peut être individualisée sous le nom de « forme œæsophagienne ». Les malades qui en sont atteints se présentent cliniquement comme des cancéreux de loœsophage dont ils ont les troubles dysphagiques et ie mauvais état général. La radioscopie et l’autcpsie montrent qu'ils sont porteurs d’une tumeur cancéreuse de l'estomac et que leur conduit œsophagien est parfaitement sain.
Il. — Leur syndrome œsophagien relève de deux mécanismes entièrement différents, qui peuvent servir de point de départ à deux variétés de cette forme œsophagienne du cancer de Pestomac. L'un fonctionnel, le spasme donnéra la variété spasmodique. L'autre organique, la microgastrie, dont les types sont le squirrhe ou la linite plastique et l'énorme, cancer végétant comblant presque la cavité stomacale, avec ou sans sténose. du cardia, donnera la variété mécanique.
LIL. — Si de prime abord ces deux variétés s’objectivent à peu près de la même manière, il est cependant possible de les différencier par l'étude détaillée de leur symptomatologie. Mais c’est surtout la radioscopie qui les séparera indiscutablement.
RTE
IV. — Le diagnostic entre le cancer de l’œsophage et le cancer de l'estomac à forme œsophagienne est très difficile à faire cliniquement, lorsque, ce qui est le cas le plus fréquent, il n’y a pas de tumeur épigastrique palpable. Seule Ia radioscopie qui doit toujours être mise à contribution en gastrologie, permet de laffirmer.
V. — La thérapeutique toujours si décevante du cancer en général, n'intervient le plus souvent dans cette affection qu'au point de vue palliatif. L'acte chirurgical sera toujours le plus important et variera avec la variété complété ou non selon les besoins d’un des moyens de lutte habituels mis en œuvre contre les troubles spasmo-
diques de lœsophage.