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nale, nous est un bel exemple. Et l’on se rappellera la phrase de Lacombe qui concluait l'observation d’un de ces faux cancers en disant : « Ge que je voulais surtout mettre en relief, c’est que ce cancer de l’œsophage était un vaste cancer de l'estomac. »
Au point de vue pronostic on évitera ces erreurs « en moins » comme celle que rapporte Ewald, où l’on traite pour névrose pure un Cancer de l’estomac qui, pendant plusieurs semaines, avait des crises de spasme œsophagien avec salivation et douleurs interspaculaires au moment de la déglutition.
La thérapeutique causale, la seule vraie, sera malheureusement toujours aussi désespérante qu’elle peut l’être dans une affection de cette nature. Mais le traitement palhatf, qui à bien sa valeur, y trouvera tout de même quelques données utiles. Soit qu'il veuille S’attaquer au spasme qui, comme nous l’avons vu danS nos observations, est le phénomène dominant, le trouble qui absorbe le plus le malade et motive beaucoup de ses plaintes, quand il n’est pas le seul pendant longtemps. Et à ce propos, c’est tout le traitement des spasmes œsophagiens qu'il faudrait passer en revue, depuis la dilation simple à la bougie sous œsophagoscopique, la dilatation forcée avec le ballon de Gottstein, qui rallie en ce moment tous les suffrages, les lavages alcalins et jusqu’à l’électrolyse et les courants de haute fréquence. Mais si avec cela de bons résultats peuvent être obtenus contre le spasme, il est bien à craindre que la cause subsistant, l’effet ne se reproduise. Aussi, croyons-nous que cette thérapeutique devra être entreprise dans les cas où l’acte chirugical est impossible, ou secondairement à celui-ci, quand il n’a
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pas suffit à faire disparaître le trouble œsophagien.
Soit que le chirurgien trouvant l’occasion d'intervenir, puisse S’attaquer au facteur causal, au cancer lui-même. Intervention qui variera avec le tableau opératoire. Trouvet-il un cancer partiel (variété spasmodique en général), ce sera la gastrosiomie si la tumeur est haut située près du cardia, et l’éxérése ou à défaut la gastro-entéroanastomose si elle est bas située. Trouve-t-il un cancer total (variété mécanique en général), impuissant, il arrêtera là son acte chirurgical. Et à cette occasion nous signalerons les améliorations considérables obtenues par de simples laparotomies exploratrices, surtout dans des cas qui devaient relever de la variété spasmodique, mais non exclusivement.
Jaboulay qui a pratiqué nombre de laparotomies dans des cas de cancer gastrique, soit de parti pris, soit dans l'intention de faire une opération plus complète qu'il ne put exécuter devant l’état grave des lésions rencontrées, dit avoir constaté chaque fois un heureux effet.
Mais c’est surtout dans la forme spasmodique que le bénéfice ressort clairement. Il semble bien que la simpie laparotomie suffit à faire cesser le spasme, vraisemblablement par l’action heureuse de l’anesthésie que Lacombe, déjà en 1885, avait préconisée contre les spasmes tenaces. L'observation suivante que Richelot rapporte à la Société de Chirurgie est particulièrement probante. C’est l’histoire d’un homme de 52 ans, atteint de cachexie et de dysphagie extrêmement grave, attribuées à un cancer de l’œsophage. La laparotomie faite dans l'intention de pratiquer une gastrostomie, on trouve un estomac tellement infiltré par un cancer, qu'on arrête là linterven-
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tion, faute de pouvoir attirer le viscère au dehors par suite des adhérences. Peu de temps après, cet homme, dont la dysphagie avait été extrême et dominait la scène, mangeait de la viande et quittait l’hôpital très amélioré.