‹ La forme et la vieChapitre 112 sur 243 · IL · texte numérisé non relu

IL

Fig. 353. — Mésoblaste des Brachiopodes, figure modifiée d'après Kowalbwsky.

I, III, cavités entérocœliques supposées, mais non décrites; II, cavités connues; /?/>, pore néphridien.

Fig. 351. — Cavité générale du Bryozoaire d'après les idées de Cori.

G, ganglion nerveux ; B^ bouche ; E, estomac; i4, anus; ep^ épistome; I, première section de la cavité générale; II, seconde Bection de la cavité générale; pn^ pore néphridien; III, troisième section de la cavité générale ; /; son mésentère ou funicule.

parlerons en temps utile. Les débuts des phénomènes ont donc un caractère métabolique des plus accusés, et nous ne pouvons tirer parti que de l'état réparé, qui, chez l'adulte, nous montre encore un corps sectionné en 3 parties, un lobe préoral ou épistome, ep (fig. 351), une région coUaire dont la cavité communique avec le dehors par une paire de pores excréteurs, /?/i, et enfin une région postérieure. Dans le groupe des Gym/io/è/Tie* l'ouverture de la cavité collaire sur l'extérieur disparaît. Le rapprochement des Bryozoaires avec Phoronis a acquis beaucoup de netteté par les travaux de Ray Lankester, Caldwell et Cori.

Les Brachiopodes présentent à un certain moment une larve à 3 sections (fig. 352) qui feraient attendre une même subdivision de la cavité générale. Mais le lobe céphalique, /, régresse rapidement pour ne former au-dessus de la bouche qu'un petit bouton qui dis-

FORMATION DU MÉSOBLASTE 403

paraît tout à fait. Quant à la région /// de notre schéma, elle n'a

Fig. 353. — Schéma rapportant les entérocéles de l'Echinoderme à un Polype à 6 cloisons. p, pore madréporique.

pas été décrite. La région //, au contraire, produite par entérocœlie nette, forme la cavité générale du corps et conserve la paire d'ouvertures néphridiennes, prif qui fonctionne toute la vie.

La métamérie primaire de V Échinoderme peut être interprétée comme toute semblable à la précédente, c'est-à-dire comme dérivée d'un Polype h 6 cloisons, donnant 2 paires de métamëres, mais ne séparant pas de l'archentéron 2 sacs impairs, l'un antérieur (céphalon, lobe préoral), l'autre postérieur (pygidium).

Les ouvertures néphridiennes qui devraient être typiquement au nombre

de quatre, sont tout a pig. 354. -Vue dorsale d'un Pluteus d'Oursin (Bury).

tait exceptionnellement ^^^^ entérocèle postérieur droit; cpg, entérocèle pos-

de deux dans les Astéries teneur gauche; earf, entérocèle antérieur droit; eag^ en-

, , térocèlc antérieur gauche; tfy, hydrocèle ; es, canal du

qui ont deux plaques ma- gable.

CINEMATIQUE

dréporlques; mais, dans le cas général (///, fig. 353), il y en a seulement une, située sur l'entérocèle antérieur gauche. C'est l'ouverture du canal hydrophore, lequel aboutit chez l'adulte à la plaque madréporique.

Voyons dans quelle mesure les faits réels s'écartent du schéma que nous avons donné. Chez le Crinoïde Antedon rosacea^ Barrois^ décrit la paire postérieure d'entérocèles comme sortant directement

de l'archentéron sous forme d'une vésicule qui se divise ensuite en deux, l'une droite et l'autre gauche. La paire antérieure est du premier coup réduite à une seule vésicule, qui forme ultérieurement le canal du sable et l'hydrocèle.

Chez les Ophiures et les Oursins (fig. 354), d'après les données de Metschnikoff, à peu près confirmées par Bury*, on ne voit d'abord qu'une paire de sacs sans doute directement sortis de l'archentéron et qui se tiennent l'un à sa droite, l'autre à sa gauche. Chacun des sacs droit et gauche se subdivise en deux, de façon que surviennent les deux paires d'entérocèles, avec ce trouble particulier que l'entérocœlie persiste complètement, mais que la métamérie n'est plus témoignée que par un processus secondaire.

Même chez les Astéries, la métamérie s'indique sans s'exprimer tout à fait. Il n'y a au début qu'une seule paire de sacs; ils deviennent très longs et, par suite d'un étranglement en leur milieu, sont h considérer comme équivalents aux deux paires non entièrement séparées des autres Échinodermes. Ce qui fortifie cette interprétation, c'est la présence accidentelle d'une séparation complètement réalisée du côté gauche sur une Bipinnaria recueillie à Naples par BuRY (fig. 355).

En commençant l'étude des Polymétaméra, faisons remarquer que la manière, que nous avons exposée, d'envisager le mésoblaste comme le résultat d'évaginations successives disposées par paires

Page 1