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Rabl. Théorie des Mesoderms. Morph. Jabrb

FORMATION DU MESOBLASTE

Fig. 365. — Mésoblasto tergal et péristomal

chez les Oiseaux : schéma d'après M. Du val

mty mésoblaste tergal; mp, mésoblaste

péristomal.

situé le long de la ligne primitive, l'autre fournissant le mésoderme gastral, mgy situé le long du bord de Tembryon. Ces deux ébauches, d'origines espacées, se fusionnent et forment une lame susceptible d'acquérir les deux qualités fondamentales de la métamérie et du creusement. M. Duval a donné le nom de mésoderme tergal à la région prête à se différencier, pour la distinguer du mésoderme de la ligne primitive en pleine activité productrice (fig. 365). Les objets distingués par ces deux noms concordent prcjuc avec ceux que Rabl a distingués luimême.

La segmentation ainsi secondairement acquise se refait bien

sur le type initial, mais elle n'est pas tout à fait complète. Les segments ne sont nettement séparés que de leur côté neural; de leur côté antineural, ils restent confondus et la cavité dont ils seront

ultérieurement \^^ /^,. creusés se continue

dans cette région sans interruption sur une longue partie du corps, sur toute celle qui deviendra le tronc (fig. 366).

Nous voyons ainsi une formation mésoblastique, d'abord entérométamérique et en térocœlique, devenir schizométamérique et schizocœlique, et subir une réfection polaire qui se propage à partir de la ligne primitive, c'est-à-dire à partir d'un bout du blastopore, avec adjonction dans certains cas d'un disque gastral supplémentaire.

Nous avons laissé de côté une production isochrone du mésoblaste,

lîU»

lui

Fig. 366. — Schéma, montrant sur une projection longitudinale le degré de segmentation du mésoblaste réparé chcx les Vertébrés.

epy épimère du segment mésoblastique ; rns, mésomére; hy,

liypomére; Mi/, myotome; CM, cavité du myotonie métamérique;

So, somite; c/7r, cavité générale péritonéalc insegmontée.

412 CINÉMATIQUE

et quî chez les Vertébrés est connue comme corde dorsale. Sans être tout à fait spéciale aux Vertébrés, la corde présente chez eux un développement particulier sur lequel nous reviendrons, chap. X. La réparation polaire, que nous avons ainsi vu survenir dans différents cas, se présente avec son maximum d'intensité chez les Mollusques et chez les Annélides. Les disques réparateurs du mésoblaste sont alors formés d'une seule cellule nommée téloblaste. Le rôle important qu'elle doit jouer est signalé de très bonne heure, dès le stade gastrula, par une précoce différenciation. Il y a là

AV

)îl.

Fig. 367. — Mésoblaste de Paludina vivipara (von Erlanqbr). — I, coupe sagittale;

II, coupe frontale.

ar, archentëron ; m, entërocéle mésoblastique.

comme une mise en réserve d'une cellule pour une destinée ultérieure, comparable h l'existence des disques imaginaux sur la larve d'Insecte, longtemps avant que celle-ci ne soit prête à subir sa métamorphose.

Chez les Mollusques^ quelques cas nous permettent de rattacher à une réparation la production du mésoblaste par des initiales.

Le plus souvent la réparation est unipolaire. C'est chez la Paludine^ d'après von Erlanger ^ que nous pouvons voir la métabolie minima. De ses qualités essentielles, la métamérie et le creusement, le mésoblaste ne perd d'abord qu'une seule, étant dès l'origine entérocœlique. Les disques réparateurs apparaissent en effet comme deux évaginations creuses à la partie postérieure de l'archentéron (6g. 367).

Dans tous les autres cas, le caractère métabolique est bien plus accusé. A la partie postérieure de l'archentéron, tout au voisinage de ce qui reste du blastopore, deux cellules, de position endoder-

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