chapitre. Chez les Paurométa
méra, dont la cavité générale n'est subdivisée qu'en un petit nombre
de sections, ce système musculaire très primitif coexiste plus
CINEMATIQUE
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Fig. 374. — Coupe transversale dans un embryon de
Vertébré plus ftgé que dans la fîg. 373.
Mêmes lettres que fig. 373. — 5, cavité du somite
séparée du myotome.
OU moins avec celui dont nous voulons traiter. Dans les Echinodermes, par exemple, il est certain que les muscles moteurs des piquants et des pédicellaires ont une origine ectodermique, tandis
que les fibres musculaires ,j\ développées dans la paroi
des ambulacres, et avec lesquelles les Echinodermes arrivent h se déplacer, sont des dépendances de la cavité générale, et plus spécialement de Tentérocèle antérieur gauche, qui a en même temps gardé la fonction excrétrice.
Les Polymétaméra : Annélides, Arthropodes et Vertébrés ont une musculature à peu près entièrement dérivée des parois de la cavité générale. Il semble toutefois que chez les Annélides, en raison des données de Klei- NENBERG, OU doivc admettre dans la musculature une partie dérivée de Tectoderme, qui serait comme un reste du système musculaire primitif. Chez les Vertébrés, où le phénomène est le mieux connu, les choses se passent de la façon suivante.
Chaque poche mésoblastique prend vers son côté neural une paroi épaissie, au milieu de laquelle la cavité générale demeure assez longtemps visible et continue de communiquer avec la cavité ventrale par un petit détroit, d (fig. 373). Ce dernier peu à peu s'étrangle tout à fait, et une coupure complète s'établit à sa place.
Les parties dorsales ainsi séparées sont les épimères ou myotomes (/wy, fig. 374). Ils sont absolument métamériques et franchement isolés les uns des autres en série longitudi-
FC
Fig. 375. — Coupe transversale d'un embryon de Vertébré plus ftgé que fig. 37i.
JV, tube nerveux; td^ tube digestif; c, cordo dorsale; DMy^ partie dorsale du myotome; a, sa partie ventrale; f, cavité du somite; cp^ canal scgmentaire; AOt aorte; FC, veine cardinale; r/u, mésenchyme.
ORGANES GENITAUX ET NÉPHRIDIENS 421
nale; les régions ventrales au contraire sont en communication les unes avec les autres, et n'accusent bien la métamérie originelle que de leur côté dorsal voisin du point d.
Le myotome, d*abord absolument dorsal, croît vers la face ventrale entre l'ectoderme et le reste du mésoblaste dont il s'est séparé; ultérieurement le myotome se divise en deux masses : l'une définitivement dorsale, DMy (fig. 375), l'autre anciennement dorsale et maintenant ventrale, a. Les Vertébrés inférieurs, comme les Poissons, n'acquièrent pas dans leur musculature une disposition beaucoup plus compliquée que celle-ci. Chez les autres, au contraire, elle subit des modifications extrêmement variées dont nous indiquerons les plus importantes*.
Organes génitaux. — Les Plathelminthes, qui n'ont pas de cavité générale, produisent des éléments sexuels et des organes compliqués par simple difi*érenciation de leur mésenchyme. Mais chez les Cœlentérés à plissements gastriques nets, on voit les éléments génitaux apparaître sur le bord des cloisons dans les replis mésentéroïdes; de sorte que, par fermeture réalisée des entérocèles, les éléments en question se trouveraient compris dans la cavité générale.
Cette disposition est en effet celle qui survient chez tous les animaux triploblastiques, dont les éléments génitaux, ovules et spermatozoïdes, sont dans tous les cas des différenciations apparues dans les parois de la cavité générale.
Si, théoriquement, cette différenciation peut être attendue sur toutes les poches mésoblastiques, il est rare qu'elle ne soit pas frappée de localisation régionale. Par exemple, chez les Annélides et chez les Vertébrés, la différenciation génitale se fait encore sur un nombre assez grand de somites, mais dans la plupart des cas elle n'intéresse qu'un petit nombre de segments.
La différenciation génitale peut se séparer par un cloisonnement du reste de la cavité générale, et former comme un organe nouveau qui semble distinct dès son origine.
Dans le cas le plus simple où les éléments génitaux sont différenciés sur les parois de la cavité générale sans cloisonnement particulier, ils tombent dans cette cavité et sont rejetés au dehors par ses perforations néphridiennes, ainsi qu'il arrive chez les Annélides Polychètes ou chez les Vertébrés.
Dans les cas où la différenciation génitale se localise sur un petit nombre de segments, les néphridies de ces segments ne servent pour ainsi dire plus qu'à l'évacuation des produits génitaux, et prennent le caractère de conduits particuliers à la glande génitale. Telle est