Voir Dynamique Technique, ch. IV
CINEMATIQUE
la disposition que Ton peut reconnaître chez les Annélides oligochètes ou chez les Mollusques.
Enfin, si la difierenciation génitale est isolée par un cloisonnement du reste de la cavité générale, les néphridies ordinaires ou transformées ne peuvent phis servir à l'évacuation des produits sexuels. Il se fait alors des perforations nouvelles, spéciales, qui sont aux néphridies ce que par exemple le stomodœuni est au blastopore, et qui fonctionnent uniquement comme conduits génitaux. C'est ce
que Ton peut voir sur de
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Fig. 376. — Différentes formes de néphridies (Schéma).
I, néphridie simple, perforation de la cavité générale sur le dehors — II, néphridie dans laquelle à la perforation s'adjoint un appareil filtrant, ensemble de lacunes ou glomérule -— III, la perforation sur la cavité générale est obstruée, l'appareil filtrant demeure seul.
er, cctoderme ; cg, cavité générale ; ri, région de fillration lacunaire ; gM, filtration par glomérule de Malpighi.
nombreux animaux, et notamment chez les Echinodermes où ces perforations se disposent sur le type de la symétrie radiaire, la plus récemment acquise par Tanimal.
Qu'il s'agisse de néphridies transformées ou de conduits nouvellement produits, les canaux spécialement affectés h l'évacuation génitale subissent en leur paroi des différenciations secondaires en glandes annexes, sécrétrices de liquides vecteurs, ou de réserves nutritives, ou de coquilles protectrices, dont il n'est pas possible de suivre ici la disposition variée.
Organes urinaires. —
Si la fonction excrétrice peut être accomplie par des différenciations particulières du mésenchyme, quand la cavité générale n'existe pas comme chez les Plathelminthes, les Rotifères ou la larve Trochophore, ou par certaines régions de la surface intérieure, quand la cavité générale perd toute communication avec le dehors ainsi qu'il arrive pour les Holothuries (p. 139), ou dans d'autres cas analogues que nous verrons chez les Arthropodes, on peut dire néanmoins que cette fonction est ordinairement assurée par la cavité générale.
Les néphridies par lesquelles sont rejetés au dehors les excréta liquides présentent trois états de complication (fig. 376).
ORGANES GENITAUX ET NEPHRIDIEN9
1^ Le type le plus simple est celui d*ua conduit, débouchant au dehors par un pore quelconque, et dans la cavité générale par un pavillon dont le bord est presque toujours garni de cils vibratiles. Par cette voie sortent les liquides de la cavité générale à mesure qu'ils se concentrent en produits toxiques.
2** Dans un second type il y a participation du système circulatoire, ou de Tappareil hémolymphatique, qui vient ajouter à cette évacuation directe une évacuation par filtrage. Sur la paroi du conduit néphridien s'enroulent des vaisseaux, gM^ ou s'enchevêtrent des lacunes, /7, qui déversent par osmose dans son intérieur les produits dont ils sont chargés.
3** Dans un troisième type enfin, cette évacuation par filtrage devient prépondérante et se substitue entièrement à l'autre, au point que la perforation dans la cavité générale finit par s'oblitérer. Telle est la disposition que réalisent les glandes coxales des Arthropodes et le rein définitif des Vertébrés supérieurs.
Nombre et distribution des Néphridies. — Il semble théoriquement que l'on devrait trouver autant de néphridies que de segments dans le corps, mais il est loin d'en être ainsi. Nous avons indiqué d'une façon suffisante au chapitre précédent combien de ces perforations subsistent chez les Paurométaméra (voir p. 400).
Annélides. — Parmi les Polymétaméra traitons d'abord des Annélides dont les néphridies ou organes segmentaires se présentent avec le premier ou le second des états que nous avons distingués.
Dans le développement embryonnaire, on voit apparaître, conformément au type théorique, une paire de néphridies dans chaque segment. Ultérieurement elles s'évanouissent dans un nombre de segments plus ou moins grand, suivant les
adultes considérés. Chez certaines formes, d'autre part, il peut survenir une seconde paire de néphridies dans chaque segment.
La larve Trochophore porte, comme nous l'avons dît, un système de canaux intracellulaires, terminés par un bouquet de flammes vibratiles (fig. 170). On donne à cet ensemble le nom de rein cépha^ liqne ou mieux encore, à notre avis, de rein provisoire ou larvaire. Nous aurons occasion d'y revenir^ Nous le signalons ici seulement