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478 CINÉMATIQUE

filets nerveux organiques, sans importance fondamentale pour la morphogénie, th (fig. 428).

Partant des ganglions cérébroïdes nous pouvons nous diriger en suivant la chaîne périblastorique, CP, qui marche à la face dorsale de la masse musculaire pédieuse, à la partie postérieure de laquelle elle se termine. Chacun des cordons formant cette chaîne est réuni à celui du côté opposé par une série de commissures transversales, qui ont fait donner à cette partie du système nerveux le nom de cordons scalariformes. Elle est aussi appelée cordon pédieux, en raison de sa position au long du pied, auquel d'ailleurs elle fournit des nerfs.

Partant de nouveau des ganglions cérébroïdes, nous pouvons aussi suivre les cordons latéraux sur lesquels se sont développés des renflements ganglionnaires dont on reconnaît le plus ordinairement deux paires. Au niveau de la seconde paire, chaque cordon se rapproche de son congénère et se soude a lui au-dessous de l* intestin. Au delà de ce point et en se dirigeant vers l'anus, on ne trouve plus que de grêles filets qui se répandent sur la région rectale du tube digestif et dans les téguments.

Il est ainsi formé, eu égard à la chaîne latérale, une orthoneurie véritable et primitive, qui ne se montre d'ailleurs chez aucun Mollusque connu avec cette valeur de caractère premier. Il faut concevoir comme immédiatement substitué au précédent, et dans tous les cas, le stade où le développement de la coquille et sa chute latérale ont amené la torsion du système nerveux. Par le fait de cette torsion, la chaîne latérale prend la forme d'un 8, dont une des branches passe au-dessus de l'intestin et l'autre au-dessous, établissant ce qu'on nomme une chiastoneurie ou strepsineurie. La torsion n'affecte que le système latéral resté le plus périphérique et le plus dorsal des deux, et n'a pas de retentissement sur le système nerveux périblastoporique, plus profond et plus éloigné de l'attache de la coquille.

Une note de Bouvier et H. Fischer^ nous permet de suivre aisément les déformations du système nerveux qui nous restent a expliquer. Ils ont disséqué le Pleurotomaria Quoyanay genre dont on trouve des restes fossiles dans les plus anciens terrains connus, et qui est représenté depuis l'époque tertiaire par quelques espèces seulement.

Dans ces animaux, dont la forme est très archaïque, on peut espérer retrouver les phénomènes avec un certain état primitif. Sur les données de Bouvier et H. Fischer, quoique avec d'autres termes, le système nerveux peut être décrit de la façon suivante :

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