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CHAPITRE I

Phénomènes de la Division Cellulaire.

Nous avons en Statique décrit (p. 160 à 166) Tétat le plus général et le plus fréquent de la cellule type. Les autres aspects dont il nous reste à parler maintenant sont plus rares; de plus, on les trouve toujours, soit au cours du développement embryonnaire, soit dans les régions du corps que l'on sait être à cette époque en période de croissance. Il y a donc lieu de croire que ces états sont en rapport avec la multiplication des éléments anatomiques et la division cellulaire. L'intérêt qu'ils présentent à ce point de vue est surtout dans leur succession, il est dès lors impossible de les considérer abstraction faite du temps; leur étude est essentiellement cinématique.

Les divers stades de la division cellulaire ne peuvent être aperçus qu'à la suite d'une fixation rapide des tissus et par des techniques très délicates. Il en résulte qu'ils ont été vus chacun isolément, l'un dans une cellule et l'autre dans une autre cellule. On a ensuite sérié ces divers aspects de la façon qui paraissait la plus concordante avec nos idées essentielles de continuité, et l'on a admis comme un postulat nécessaire que cette sériation était objectivement réalisée dans chaque cellule au cours du temps. Il n'y a pas de raisons sérieuses pour douter qu'effectivement il n'en soit bien ainsi ; mais nous tenons à mettre en lumière la part considérable que les combinaisons de notre esprit ont dans l'édification des données fondamentales les plus rapprochées possibles de l'observation des faits.

Les différents aspects de la division cellulaire sont d'abord répartis en deux grandes catégories. Les uns constituent ce que Ton nomme la division directe ou amitose^ et les autres la dii^ision indi'

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recte ou cytodiérèse ou mitose^ ou encore karyokinèse, ce dernier terme ayant surtout pour objet de mettre au premier plan les manifestations qui ont pour siège le noyau.

Pendant très longtemps on n'a connu que la division directe; puis, de 1873 à nos jours, à la suite des travaux de A. Schneider, Fol, Flemming, Strasbûrger, etc., Tidée s'est peu a peu établie que la division indirecte est le phénomène type et général, et que Tamitose

n'est que l'exception, si ce n'est même un processus dégénéré (?).

A l'heure actuelle, l'attention est de nouveau rappelée sur la division directe, et l'on incline à croire que, suivant ■^ des circonstances que

nous essaierons de préciser^ tantôt l'un, tantôt l'autre mode est susceptible de se manifester.

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