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guider par le cours du siuig depuis son départ du cœur, c'est-à-dire en obéissant à des considé- . ration de pure physio-

logie. On nomme artères les vaisseaux par lesquels le sang quitte le cœur et veines ceux par lesquels il y revient. Ces deux catégories peuvent également être distin- ^ y,^ guées par la structure de

/^v leurs parois.

( ^^ Ceci dit, nous nous

0^"^ bornerons à indiquer la

direction du sang dans ..j|i les conduits, unique-

y/- ment par le nom de ceux-

« ci. Nous allons surtout

(Vd tâcher de les faire con-

1 naître, de façon à signa-

ler la quantité dont leur ("i^i disposition diffère du

thème général des quatre \H vaisseaux longitudinaux.

*^ I. Système antineural

{\>a) (fig. 32). Le vaisseau antineural est reconnaissable dans une forte veine arrivant au foie, c'est la i^eine porte.

Fig. 32. — Appareil circulatoire de l'Homme.

/, inlostin; F, foie —(va), vaisseau antineural; VJ*, veine porte; vgniy veine grande mésarraïquo; vpm, veine petite mésarraïquc ; vsy veine splénique et stomacale; rF, réseau du foie; VSH, veine sus-hcpatiquo; rCj, section .nntineuralo de la veine cave inférieure; /IP, artère pulmonaire; od, oreillette droite; AOA, aorte ascendante— (»'/»), vaisseau paraneural ; car.y, carotide gauche ; car.dycarotido droite; AOD, aorte descendante; ASC, artère sous-clavière ; a*, artères intercostales; vi, veines intercostales; ad, artère diaphragma tique; te, tronc cœliaque; ams, artère mésentérique supérieure ; AH, nrlôre rénale; AS, artère spermatique ; a/ii», artère mésentérique inférieure; AC, artère caudale; ^4/, artère iliaque — K), vaisseau cardinal; FJ, veine jugulaire interne; F6\S, veine cave supérieure; VSC, veine sous-clavière; VA, veine grande azygos; VhA, veine hémi-azygos — FCj, section abdominale de la veine cave intérieure; VR, veine rénale; VI, veine iliaque.

VP, qui reçoit la grande et la petite mésarraïques, i^gm, çpm, veines arrivant de l'intestin, ainsi que les veines spléniques et stomacales y çsy venant de la rate et de restoraac. Le vaisseau antineural se résout dans le foie en un réseau de canalicules, rF, qui, de nouveau rassemblés, constituent la veine sus-hépatique, VSH, laquelle se prolonge jusqu'à l'oreillette droite du cœur, orf, sous le nom de cerne caçfe inférieure y VC^. Le cœur, dont nous décrirons tout à l'heure la complication, est une région du vaisseau antineural; et celui-ci se prolonge même au delà, mais divisé en deux troncs, séparés Tun de l'autre dès leur origine par une cloison du cœur. L'un d'eux est le début de l'aorte ou aorte ascendante ^ AOA^ tandis que Tautre est V artère pulmonaire conduisant le sang dans les poumons, AP.

II. Le vaisseau paraneural (c/?), rattaché au système antineural par la crosse de l'aorte, se poursuit tout le long de l'axe vertébral, tantôt simple, tantôt double. Il est simple dans la partie du corps qui correspond au thorax et à l'abdomen, c'est l'aorte descendante, AOD\ il est double dans la région du cou et de la tête où on l'appelle carotides internes^ car,d, car. g. Le vaisseau paraneural envoie des rameaux aux deux paires de membres; vers la partie terminale de son trajet, ce sont \q^ artères iliaques , AI y qui se rendent aux membres inférieurs; dans le haut de la région thoracique, ce sont les artères sous-clavièresy ASC y qui vont aux membres supérieurs. Les artères sous-clavières peuvent se raccorder sur le tronc antineural soit dans sa partie aorte descendante soit dans sa partie carotidienne ; cela n'a aucune importance même statique, puisque l'on voit chez un seul animal, l'Homme par exemple, la sous-clavière se raccorder avec l'aorte descendante à gauche, et avec la carotide à droite, formant ainsi ce que les descripteurs appellent un tronc brachio-céphalique droit. Entre les deux points de départ des artères destinées aux membres supérieur et inférieur, l'aorte descendante émet un certain nombre de rameaux sur l'importance et la disposition desquels notre figure renseigne suffisamment.

III. Le système cardinal {<^c) montre chez les Mammifères divers états qui ne sont pas tous au même degré écartés du schéma général que nous avons donné. Nous allons décrire ici le degré le plus éloigné, tel qu'il se présente par exemple chez YHommCy les Singes et les Carnivoresy réservant pour plus tard l'exposé de la série complète. En premier lieu, c'est toujours dans la région du cou et de la tête que notre type est le mieux conservé. Les deux veines cardinales sont en effet parfaitement distinctes et reconnaissables dans celles que l'on nomme veines jugulaires internes y VJ. Au lieu de rejoindre le système antineural, c'est-à-dire le cœur, chacune pour son compte, elles se réunissent d'abord entre elles pour constituer un tronc commun que l'on nomme veine cave supérieure, VCSy bien

qu'il n'ait aucun autre rapport morphologique avec la i^eine cave inférieure que de déboucher comme elle dans Toreillette droite du cœur. Les deux veines cardinales ou jugulaires reçoivent les veines sotis-claç^ièresy VSCy revenant des bras.

Dans les régions thoracique et abdominale, inférieures au cœur, la symétrie typique est plus profondément altérée encore ; et même le manque de symétrie a fait dénommer veines azygos celles qui représentent les cardinales inférieures. Elles reçoivent les ç^eines intercostales y f/, et de petites veines venant de Taxe vertébral. L'azygos gauche, ou petite azygos ou héiniazygosy VliAy ne continue pas sa course jusqu'au bout; elle se réunit à la grande azygos^ VA. Cette dernière seule poursuit son trajet jusqu'à la rencontre de la jugulaire droite, aux environs du point où celle-ci se réunit à sa congénère gauche.

Ajoutons à tous ces vaisseaux la partie abdominale de la veine cave inférieure, FC„ gros tronc physiologiquement très important et qui rejoint le vaisseau antineural au point de rencontre de VSH et FCj. La veine cave inférieure reçoit le sang des veines iliaques et rénales, F/, VR) elle traverse le foie sans s'y ramifier.

Rappelons que les dernières ramifications artérielles s'embranchent sur les plus fines terminaisons veineuses par l'intermédiaire d'un abondant réseau de canalicules très fins, a parois très minces appelés vaisseaux capillaires. Tout cet ensemble formerait un système exactement clos, s'il ne communiquait en un point de son circuit avec un système de lacunes mésenchymateuses. Pour comprendre la constitution de celui-ci, il faut se représenter un réseau de fins conduits lacunaires répandus sur la paroi du tube digestif et situés entre celle-ci et la paroi interne de la splanchnopleure. Par réunions successives de troncs, le réseau des canalicules en question finit par se condenser en un seul canal qui, toujours sur la face interne du péritoine, gagne la région lombaire de l'abdomen tout contre la colonne vertébrale. En ce point de son trajet, le canal présente une dilatation dite citerne de Pecquetj se continue en formant le canal thoracique^ et remonte le long de la colonne vertébrale, pour aller enfin s'ouvrir dans la veine sous-clavière gauche.

Nous avons laissé de côté la région cardiaque du système antineural dont les contractions impriment au liquide sanguin le mouvement appelé Circulation.

Le cœur des Mammifères est divisé par une cloison verticale en deux moitiés, l'une droite et l'autre gauche. Chaque moitié est subdivisée par une cloison horizontale en deux loges, l'une supérieure, Voreillette, l'autre inférieure, le ventricule. Le cœur droit n'a aucune communication avec le cœur gauche, mais, dans chaque cœur, l'oreillette communique avec le ventricule. Une disposition

LKS CLASSES DE VERTEBRES

particulière de deux lames (yahule milrale) dans le cœur gauche, et de trois lames [s^ahule tricuspide) dans le cœur droit, empêche le sang de refluer du ventricule dans Toreillette correspondante. Du ventricule droit part l'artère pulmonaire, du ventricule gauche Taorte. A rorelUette droite aboutissent les veines caves ; à Toreillette gauche les veines pulmonaires.

L'appareil excréteur qui est chez tous les Invertébrés, ainsi que nous l'avons vu, constitué par

une ou plusieurs néphridies, c'est-à-dire par une ou plusieurs communications directes de la cavité générale avec le dehors, est d'un type très diflerent chez les Mammifères. La cavité générale en effet n'y montre aucune communication directe avec le dehors, et le rein est essentiellement composé par la somme de nombreux organites dont chacun est comme un lieu d'osmose entre le sang et le milieu extérieur.

Chacun de ces lieux d'osmose est formé par une cupule ou capsule de Bowmann au centre de laquelle un canalicule sanguin, branche de l'artère rénale, s'entortille en un glomérule de Malpighi, gM (fig. 33). Le sang du glomérule est en osmose avec l'intérieur du conduit qui s'épanouit dans la capsule de BowMANN, et le conduit luimême débouche dans la partie centrale du rein ou bassinet par le pore jP, et de là communique avec l'extérieur par l'uretère*.

Nous n'ajouterons à cette place aucun détail relatif à la complication du système nerveux ou des organes des sens. Signalons toutefois que, parmi les Vertébrés, les Mammifères se distinguent par un perfectionnement spécial du sens auditif, perfectionnement qui consiste dans le développement des téguments en une sorte de pavillon ou de cornet qui constitue Y oreille externe, et est propre à faire converger vers l'organe sensoriel les vibrations sonores.

1. Comme complément à l'étude des organes génitaux et urinuires voir Cinématique Technique. La Forme, ch. VIII.

Fig. 33. — Un élément du Hein des Mamiiiifùrea

(Testut).

gMy glomérule de Malpighi ; te, tubuli contorti ;

aHy anse de Henle; C/, canalicule urinaire; P, pa-

pille, ouverture dans le bassinet.

STATigUK

Le cerveau des Mammifères présente trois ordres de complications (fig. 34) : ,

1° Celles qui sont relatives à la taille respective des diverses vésicules et qui consistent en un développement excessif du prosen-

céphale et du métencéphale, lesquels se rejoignent en recouvrant les parties moyenne et intermédiaire.

2** Celles qui ont pour effet la formation de nodosités comme résultat de différenciations spéciales ; tels sont dans la paroi inférieure du prosencéphale les corps striés, sur les côtés du thalamencéphale les saillies des couches optiques, sur le plafond du mésencéphale quatre saillies qui sont les tubercules quadrijumeaux.

3© Enfin, celles qui résultentde l'apparition de fibres transversales qui, réunies en commissures, établissent des liaisons entre les moitiés symétriques de l'encéphale ; telles sont :

Fig. 34. — Cerveau des Mammifèros. Coupe médiane schématique.

7», prosencéphale; F//, Ihalamencéphale ; gpy glande pincale; MS, mésencéphale (tubercules quadrijumeaux) ; MT, métencéphale (cervelet) î MY, myélencéphalo; lo, lobe olfactif: ^/;r, glande pituiUire; /, 1" ou 2o ventricule; IM, trou de Monro; ///, 3« ventricule; aS, aqueduc de Sylvius; IV, *• ventricule; es, corps striés; clf corps calleux; <, trigone cérébral; f|, commissure blanche antérieure ; c j , commissure grise moyenne ; r 3 . commissure blanche postérieure; pV, pont de Varole.

dans le cerveau antérieur

dans le cerveau intermédiaire dans le cerveau postérieur :

le corps calleux le trigone cérébral

la commissure blanche antérieure

— grise moyenne

— blanche postérieure

le pont de Vakole.

âji,'

Les fibres de cette dernière commissure entourent comme un anneau les parties latérales et ventrales de la région.

/. b. Classe des Oiseaux. — Les Oiseaux ont le corps couvert de plumes et les membres antérieurs disposés pour le vol. Ils sont ovipares et leurs œufs, très gros, ont été les premiers germes animaux connus (fig. 35). Les jeunes éclosent à des états de développement plus ou moins avancés, et les parents sont, en raison de cette circonstance variable, astreints à des soins plus ou moins étroits envers les petits.

Le corps de l'Oiseau est bien nettement divisé en une tête, un cou, parfois très long bien qu'il ne s'étende jamais

Ui

'di

Fig. :'5. — OGiif de rOiseau.

Cq, coquille; me, membrane coquillièro: cA, chalaze; ait albumine; at, chambre à air; F, vitellus; Ci, cicatricule Tgermc).

Fig. 36. ~ Squelette de Ciconia alba (Geqbnbaur).

i», vertèbres; «/>, apophyses épineuses; aM^apophyses unciformes des côtes; o,omoplate; B, bréchet; c, coracoïde; cl, clavicule ; ijnterclaviculaire; i7,ilionj i^,i8chion; p^, pubis antérieur; /ig, pubis postérieur.

au delà d'un intervalle contenant sept vertèbres, et un tronc, qui n'est pas partagé d'une façon précise en une cavité thoracique et une cavité abdominale, attendu qu'il n'existe pas chez rOiseau de cloison diaphragmatique comme chez les Mammifères.

Les os du squelette sont allégés par l'existence de très nombreuses lacunes communiquant avec l'appareil respiratoire et par suite remplies d'air; ils sont, comme on dit, pneumaliques. Les vertèbres présentent un degré d'ossification et la corde dorsale un état de suppression comparables à ceux des Mammifères. Les côtes portent toutes un petit prolongement ou apophyse unciforme^ au (fig. 36), par lequel chacune s'appuie sur celle qui la suit; de telle sorte que la cage thoracique possède avec un minimum d'épaisseur pour les os,

un maximum de liaison et de résistance pour donner appui aux muscles de Taile. Le sternum^ auquel aboutissent les côtes du côté antineural, porte une carène ou bréchet, B, destinée a Tinsertion des muscles pectoraux. Dans la ceinture scapulaire on remarque Tomoplate, o, l'os coracoïdey c, et la clavicule, c/, réunie h celle du côté opposé pour former avec elle un os unique : la fourchette, La ceinture pelvienne, composée des trois os, ilion, ischion et pubis, est fortement soudée avec les vertèbres sacrées, également soudées entre elles, en sorte qu'il existe un bassin osseux dont la rigidité complète est utile pour la station bipède de rOiseau. Le squelette du membre postérieur, entre autres particularités, montre une sorte de disparition du tarse, rattaché pour une de ses moitiés, r, (fig. 37), au tibia 7", et pour Tautre, /,, au métatarse, mt. Par suite l'articulation du pied avec la jambe se fait au milieu du tarse, elle est intratarsienne .

Indiquons à cause de leur généralité la forme du coccyx et la soudure des vertèbres qui le constituent pour soutenir un moignon de queue ou croupion, sur lequel sont insérées les plumes caudales.

Les deux mâchoires qui bordent la bouche ne portent pas de dents; elles sont revêtues d'une production cornée qui constitue le bec. La mâchoire inférieure, mobile, ne s'articule pas directement sur le crâne lui-même; elle s'y rattache par l'intermédiaire d'une petite pièce osseuse l'os carré ou quadrate.

Relativement à la surface intérieure ou tube digestif, nous signalerons seulement que le grand plissement dont est constitué l'appareil respiratoire s'étend ici fort loin, dépasse le poumon et finalement s'épanouit entre les viscères, en sacs aériensy au nombre de neuf. Ceux-ci forment dans l'intérieur du corps comme de grands réservoirs d'air respirable susceptible de contrebalancer l'étouirement dû au rapide déplacement par le vol. L'ouverture anale du tube digestif n'est pas indépendante. Elle débouche en même temps que les conduits génitaux et urinaires dans une sorte de vestibule commun que l'on nomme un cloaque. L'appareil circulatoire s'écarte de celui que nous avons décrit par de minimes détails. Certains sont plutôt curieux que vraiment

Fig. 37. — Squelette d'une patte d'Oineau.

H, fémur; r, rotule; r, tibia; />, péroné; /i, tarse supérieur; /j»

tarse inférieur ta tarse

m/, mé-

importants; telle cette modification, relative au système antineural, et qui consiste en la présence dans le cœur droit non d'une valvule à trois lames fibreuses, mais d'une grande lame charnue jouant le même rôle. Il est plus utile de retenir que la crosse aortique partant du cœur gauche tourne à droite et non à gauche 'SC ^ ^ ^ , comme chez les '^^

Mammifères. Le ^^^ - rapprochement de ces deux faits nous montre pour le tronc aortique une indifférence dans la dissymétrie, qui, même en Statique, nous porte à regarder celle-ci comme moins importante dans la conception du type vertébré que la symétrie dont les autres classes nous donneront renseignement.

La veine porte peut être poursuivie beaucoup plus loin vers la partie inférieure que chez les Mammifères; elle se prolonge jusque vers la région cloacale par un vaisseau connu mésenlériquey vcm (fig. 33).

Fig. 38. — Appnreil rirciilatoire de l'Oiseau. cl, clavicule; f\ foie ; vcd, veine caudale; vcm, veine coccygôo-mésenl^rique; vph.yema porte hépatique ; vsh, veine sus-hépatique; ^40, aorte ; car, carotide; av, artère vertébrale; aa, artère alaire; ap, artère pectorale; a/i, artère ischiadique; af, artère fémorale; VJ, veine jugulaire; VCS, veine cave supérieure gauche; VSC, veine cave supérieure droite; vp, veine pectorale; vax, veine axillaire; VCI, les 2 sections de la veine cave inférieure; ver, veine crurale; vpr, veine porte rénale.

SOUS le nom de {*eine cocc

t/geo-

Le système paraneural n'offre par rapport à celui des Mammifères d'autre modification importante que le remplacement de Tunique artère iliaque par deux artères : Varti're fémorale^ af\ et Vartère ischiadiquey ais.

Le système cardinal est parfaitement bien représenté dans la région céphalique ou les deux veines jugulaires, F/, se poursuivent

séparément jusqu'à l'oreil-

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