TH
- Qb
Fig. 39. — Cerveau des Oiseaux. Coupe médiane schématique.
P^ prosencéphale; TH, thninmencéphale; gp, glande pinéale; Af 5, mésencéphale ; Af7', métencéphalc ; MYy myélencéphale; /o, lobe olfactif; gpt, glande pituitairc; /, !•' ou 2« ventricule; //^ 3« ventricule; IV, K* ventricule; tM^ trou de Monro; aS, aqueduc de Sylvius.
lette droite. La symétrie est donc plus marquée que chez les Mammifères, sans être toutefois absolue; car la jugulaire droite est trois fois plus grosse que la gauche.
Si Ton compare l'encéphale des Oiseaux (fig. 39) il celui des Mammifères, on y remarque des différenciations moindres quant à la multiplication des nodosités, puisque le mésencéphale reste formé de deux lobes latéraux, dits aussi lobes optiques^ lobes bijumeauXy et quant à la multiplicité des commissures, puisqu'il n'y a ni corps calleux, ni pont de Varole>
Le rein ne diffère de celui des Mammifères que par sa forme extérieure et par la façon plus étroite dont il se moule sur le bassin osseux rigide spécial h l'Oiseau.
/. c. Classe des Reptiles. — Dans presque toutes les particularités de leur organisation les animaux de cette classe montrent une complexité ou un perfectionnement variables, leur étude détaillée est donc celle des termes d'une série, elle est surtout cinématique. Un examen statique des propriétés applicables a tous les Reptiles ne peut être que sommaire.
Les Reptiles sont des Vertébrés terrestres, dont le corps est
couvert d*écaille8 et qui se reproduisent au moyen d*œufs fort semblables à ceux des Oiseaux.
Les vertèbres de ces animaux sont au même état de développement osseux que celles des Mammifères et des Oiseaux, et la corde dorsale se trouve dans le même état de réduction; certaines d'entre elles, spécialement dans la région caudale, portent les arcs hémaux de notre type général. Le crâne réunit un plus grand nombre d'os encore que celui des Oiseaux, particulièrement dans la région qui entoure Toreille.
Par suite de sa complexité plus grande, la ceinture scapulaire ressemble à la ceinture pelvienne d'une façon plus étroite que nous ne l'avons vu jusqu'ici, comme le montre la figure 40.
La mâchoire inférieure, comme celle des Oiseaux, s'articule au crâne par l'intermédiaire d'un os carré ; particulièrement long chez les Reptiles, il permet à la gueule une très large ouverture. Les dents, d'une seule forme, sont implantées directement sur les os maxillaires, et non contenues dans des alvéoles avec périoste, comme celles des Mammifères.
Le plissement pulmonaire de la surface intérieure est
beaucoup moins profondément poursuivi que celui des Mammifères et des Oiseaux; par suite son étendue superficielle est bien inférieure et cela correspond à une plus faible activité vitale. Le tube digestif se termine dans un cloaque tout à fait semblable à celui des Oiseaux.
L'appareil circulatoire, surtout dans sa région cardiaque, offre divers degrés de complication dont le principal intérêt est relatif au fonctionnement du cœur. Les particularités d'intérêt morphologique qui appartiennent à la classe entière sont les suivantes :
I. Système antineural. — Sa région abdominale est particulièrement nette; elle se compose de la double i>eine épigastrique exactement homologue de la veine coccygéo-mésentérique des Oiseaux.
Fig. 40. — ProQl des ceintures scapulaire ot pelvienne des Reptiles (Lacerta ocellata). Se, scapulum; ESc, ëpiscapulum; Pc, précoracoïde; EPc, ëpiprécoracoïde; C, coracoYde ; EC, ëpicoracoïde; r/, clavicule; ic, interclaviculaire; //, ilion; Pb, pubis; /;, ischion; Ig, ligament ischio-pubicn.
STATIQUK
Rien de spécial jusqu'au cœur. Celui-ci est bien divisé en deux par une cloison verticale dans sa région auriculaire. La région ventriculaire présente toujours une cloison incomplète qui la sépare imparfaitement en deux loges. Ces deux loges et la cloison qui les
borne ne sont pas exactement comparables dans les divers ordres de la classe.
Le prolongement artériel de la région ventriculaire est divisé en deux catégories de vaisseaux, Tune pulmonaire, AP (fig. 41), Tautre aortique. Cette dernière est subdivisée en deux crosses Tune droite, l'autre gauche, établissant la symétrie de liaison entre le système antineural et le système paraneural. Les deux crosses ne sont pas totalement isolées Tune de l'autre sur tout leur parcours, elles communiquent à leur point de croisement par un orifice appelé foramen Panizzœ chez les Reptiles supérieurs (Crocodiles et Tortues) ; chez les Reptiles inférieurs (Sauriens), d'autre part, au lieu de deux crosses il y en a quatre.
II. Système paraneural, — Il n'offre pas de caractères notables, si ce n'est, chez les Reptiles supérieurs, le raccord de toute sa région carotidienne avec la seule crosse aortique droite ; raccord qui amoindrit la symétrie d'ensemble que nous avons constatée.
III. Système cardinal. — Il ne présente rien de spécial. Le cerveau et le rein sont comme chez les Oiseaux.
Fig. 41.-
Cœur et gros troncs do Lacerta viridis.
AO^ aorte: car^ carotide; Ascl, artère soiis-clnviere; AP, artère pulmonaire; Vp, veine pulmonaire; VCI, veine cave inférieure; VJ, veine jugulaire interne; vcl, veine sous clavièrc; vci, veine céphalique impaire.
/. d. Classe des Amphibiens. — Cette classe est formée par des animaux à peau nue et le plus souvent lubrifiée par des mucosités que produisent des glandes tégumentaires. La tète n'est guère isolée du tronc par un cou. Habitant les eaux douces ou les lieux humides, les Amphibiens pondent dans l'eau des œufs beaucoup plus petits
que ceux des Oiseaux ou des Reptiles. Ils peuvent respirer Toxygène de Tair atmosphérique ou celui qui est dissous dans Teau, et pos. sèdent ainsi la possibilité d'une double vie aquatique et aérienne. Les uns sont simultanément doués des deux propriétés et durant toute leur vie d'adulte, on les nomme les Pérennihranches, Les autres ne sont que successivement capables de respirer dans l'air et
dans l'eau, aquatiques dans les premiers h temps de leur vie, ils deviennent aériens dans
leur âge adulte. Nous voyons d'après cela
Fig. 43. — Schéma des fentes branchiales d'un
Amphibion porennibranche.
/», poumon ; 7', trachée ; F, fente branchiale ; Bi, branchio interne; Be, branchie externe; O, opercule.
Fig. 42. — Vertèbres et corde d'j4//iblystome(yf\EVHR^-
SHEIM).
CA, corde dorsale; K, étui vertébral
osseux; /«, disque q^e j'^^ jj^ p^ui approfondir l'étude de la
cartilagineux mtor- /. ..
vertébral; 7", apo- tonction respiratoire, non plus que celle des
phTse transverse. organes OÙ elle s'efFectue, chez les Amphi-
biens, sans tenir compte du temps ou de la
sériation des ordres. 11 n'y a donc pas lieu de nous y étendre
davantage en Statique.
Les vertèbres, parfois aussi bien ossifiées que chez les Reptiles, sont le plus souvent moins incrustées de calcaire et conservent dans l'intérieur de leur centrum la corde dorsale bien nette (fig. 42).
Pour le crâne, les ceintures et les membres, nous n'aurions à faire que de légères modifications aux renseignements que nous avons donnés pour les Reptiles.
Nous devons nous arrêter un instant sur les plissements de la sur-
face intérieure utilisés pour l'absorption des aliments gazeux : poumons etpockes branchiales. Le poumon (fig. 43), P, est très peu plissé et doit en somme être décrit comme un simple sac, dont la paroi intérieure est gaufrée par de petits soulèvements en alvéoles.
Les poches branchiales, qui, chez les Amphibiens, précèdent le poumon ou coexistent avec lui, sont ainsi que lui des diverticules de la surface intérieure. Elles diffèrent du diverticule pulmonaire simplement par ce fait qu'elles s'avancent jusqu'à la rencontre de la surface extérieure et que, par la perforation de celle-ci aussi bien que par leur perforation propre, elles ont une seconde communication avec le milieu ambiant. De la sorte, le courant d'air va dans le poumon et en revient par le même chemin, tandis que dans la poche branchiale le courant d'eau aérée entre par une extrémité et ressort par l'autre. Ainsi que le repli pulmonaire, la poche branchiale peut porter des plissements secondaires, susceptibles d'accroître considérablement sa surface.
Les zoologistes descripteurs ont appelé branchie tantôt la cloison qui sépare deux poches branchiales^ soutenue par une pièce osseuse particulière ou arc branckiafy tantôt la poche branchiale elle-même*. Nous éviterons l'usage de ce terme confus et nous emploierons de préférence celui de poche branchiale.
Les poches branchiales, avec leurs parois plissées, constituent l'appareil branchial interne, parce qu'elles n'offrent rien de visible îi l'extérieur si ce n'est leur seconde ouverture, et encore chez les Amphibiens la série de celles-ci est-elle recouverte par une sorte de volet ou de repli tégumentaire nommé opercule, Ô. En plus des plissements apparus sur les poches, peuvent accessoirement se développer, pour prolonger les cloisons entre les poches, des houppes ramifiées fournissant un très grand accroissement de surface et qui, hors de l'animal, baignent dans l'eau ambiante. Ce sont les houppes branchiales externes, Be,
La disposition générale de l'appareil circulatoire pourra être suivie sur notre figure 44 et l'on verra facilement combien, par sa symétrie, elle se rapproche du schéma général. Il est urgent toutefois de noter que sur le système antineural le cœur se présente avec un ventricule unique, duquel part un seul tronc ou bulbe artériel. Dans son intérieur, ce bulbe est divisé par une cloison hélicoïde en deux rampes, dont l'une dirige le sang dans l'artère pulmonaire et l'autre dans les deux crosses aortiques.
Le système nerveux encéphalique se rapproche de celui que nous avons décrit comme typique pour l'embranchement.
Le rein diffère de celui des trois classes précédentes et reste h un