Voir Cinématique Technique. La Slruclure, cb. ÎH
surface intérieure, est également assurée par les glandes coxales dont on trouve, des deux côtés du céphalothorax, une paire ouverte il la base du cinquième appendice, paire h laquelle il faut joindre les glandes fileuses des araignées dont nous avons parlé déjà, et dont les excréta sont réutilisés par l'animal pour un objet spécial.
///. ad. Classe des Crustacés. — Parmi les Arthropodes, les Crustacés se distinguent par leur vie aquatique. Leurs téguments, parfois simplement imprégnés de chitine, sont dans d'autres cas durcis par du calcaire qui forme à l'animal une carapace très résistante.
Les anneaux qui constituent le corps sont rarement distincts les uns des autres sur toute la longueur de celui-ci. Le plus souvent une soudure, marquée surtout du côté antineural, s'étend sur un nombre de segments plus ou moins grand à partir de l'extrémité céphalique, et spéciGe ainsi une région dénommée céphalothorax. De plus, débordant sur les côtés, se produisent assez souvent, au niveau de celte soudure, deux expansions latérales qui enveloppent une partie du corps plus ou moins importante, moindre que le céphalothorax ou plus étendue que lui. Cette double expansion est le bouclier dorsal.
Chaque anneau porle une paire d'appendices articulés dont le type général peut être décrit de la façon suivante. Sur un ensemble directement articulé à la carapace et que l'on nomme le basipodite, P (fig. 71), s'articulent deux séries de pièces : Tune, la plus rapprochée du plan de symétrie, est Vendopodite^ En, l'autre, extérieure à la précédente, est Veuopodite, Ex. Accessoirement une troisième série surmonte l'exopodite, on lui donne le nom d'épipodile, Ep, Ce schéma général subit diverses modifications suivant l'ordre considéré et aussi suivant la région de l'animal.
Relativement à cette seconde catégorie de phénomènes, on peut dans tous les cas grouper les appendices dans les deux séries suivantes. La première comprend les antennules, a/2,, les antennes ou secondes antennes, a/z,, la mandibule, md^ et les deux poires de maxilles, m.v^, et mx^, et caractérise les cinq premiers anneaux dont l'ensemble est appelé le céphalon ou la tôte.
Dans la seconde série, formée par les paires d'appendices que l'on
Fig. 71. — Schéma général d'un
appendice de Crustacé.
Py basipodite; £n, cndopoditc;
Exj ezopodito ; Ep, épipodito.
trouve à la suite des précédents, il y a lieu d'établir des distinctions. Parfois, tous les appendices sont homomorphes, c'est-à-dire à peu de choses près semblables les uns aux autres jusqu'à l'extrémité postérieure du corps; et si Ton distingue tout de même dans celui-ci deux sections, Tune, comme thorax, l'autre, comme abdomen, c'est seulement parce que sur cette dernière région, la plus postérieure, les appendices n'existent pas du tout. U en est ainsi dans la sous-classe des Entomostracés, à propos de laquelle on peut dire de plus que le nombre des segments de cette seconde série est variable suivant les ordres et même suivant les genres du même ordre. Dans la seconde sous-classe, celle des Malacoslracés^ les appendices de la seconde série sont d'abord au nombre constant de quinze qui, joints aux cinq segments céphaliques, donnent vingt segments pour le corps entier de l'animal. Les quinze anneaux en question sont distingués en thoraciques et abdominaux par la différence de forme de leurs appendices, très accusée mais variée dans son détail. Les appendices des segments thoraciques sont appelés pèreïopodes et ceux de la région abdominale pleïopodes. On compte ainsi huit anneaux thoraciques et sept anneaux abdominaux.
Quelques-uns des huit anneaux thoraciques, en nombre variable, sont soudés, comme nous l'avons dit, à ceux du céphalon, et ils forment avec eux un céphalothorax plus ou moins long. Et, en outre, quelques-unes des huit paires de péreïopodesy une, deux ou trois, présentent des modifications par lesquelles ceux-ci deviennent propres à contribuer, avec la mandibule et les maxilles, à la mastication des aliments. Cette variété de péreïopode est distinguée par le nom de pied mâchoire ou majcillipède. Il est aisé de prévoir que l'étude détaillée de toutes ces modifications présente surtout un intérêt cinématique; nous résumons dans le tableau suivant ce qu'on en peut exprimer de plus général.
Tous les Crustacés.
Malacostracés,
~ an^
~ an^
an.2
an.t
U 5 Céphaliques
md
5 Céphaliques
md
inxy
mx^
u. Somuliques
__ mx.2
15 Sonialiques
tnx.^
1 8 Péreïpodcs
[ 7 Pleïopodes
Maxillipêdcs
(1.2.3.) Pieds locomolcui
L'appareil digestif, assez peu contourné, porte un revêtement chitiueux sur sa partie œsophagienne et sur sa partie rectale, qui se trouvent ainsi en continuité de structure avec la surface extérieure.
StAtIQlJË
L'estomac, dans lequel aboutit l'œsophage fort court, est aussi revélu par endroits de plaques chitineuses ou calcaires, formant des saillies, qui, par les contractions de la paroi, achèvent de triturer les aliments déjà lacérés par les appendices annexés à la bouche.
î/intestin moyen, au point où il continue Testomac, donne naissance h des diverticules tubulaires assez longs auxquels on attribue un rôle hépatique. Ces diverticules, ordinairement au nombre de deux paires, peuvent être quelquefois au nombre de trois (ordre des Leptostracés); chez les Crustacés supérieurs (Malacostracés), ces diverticules se compliquent de plissements secondaires dont la réunion forme une masse glandulaire compacte que Ton nomme le foie.
L'appareil circulatoire présente divers degrés dont nous ferons
ultérieurement Tétude.
Comme toujours, sa partie la plus caractérisée est le vaisseau antineural, dont une région plus ou moins longue suivant les ordres est spécialisée en un cœur percé d'ostia.
De son côté céphalique, la région cardiaque est prolongée par une aorte antérieure qui émet un certain nombre de branches artérielles fort nettes; et celles-ci se terminent dans les lacunes mésenchymateuses.
Il existe dans les lacunes mésenchymateuses une région exoneurale parfaitement close, mieux même que chez les Myriapodes et les Arachnides où nous Tavons reconnue déjà. C'est V artère récurrente ou prénen*ienne, qui, comme dans les classes précédentes, donne des vaisseaux pour les appendices. La communication du vaisseau antineural avec cette lacune se produit à la partie céphalique et h la partie caudale de leur trajet; et, en outre, dans certains cas, la communication est renforcée au niveau de la région moyenne du corps [artère sternale). Tombé dans les lacunes diffuses qui se trouvent entre les muscles des pattes et entre les organes du corps, le sang est dirigé vers les organes de la respiration dont il revient dans la lacune péricardique, puis de celle-ci, par les ostia, dans le cœur.
La respiration s'accomplit à la surface extérieure, et sur des
JL
l'ig. 71 bis.