I. PaUc respiratoire fVApus; II. Brancliiopodite d'Âstacus
en, endopodite; cx^ exopodito; ep, ëpipodite;
Br, filaments branchiaux.
LES CLASSES D^AnTHnOPODES 113
parties saillantes de celle-ci. Le plus souvent, ces saillies qui baignent dans le milieu ambiant sont les appendices eux-mêmes, ou tout au moins certains des appendices élargis à cet effet et dont la paroi est fort mince (fig. 71*^). Dans d'autres cas, l'appendice tout entier n'est pas propre à servir de lieu pour les échanges gazeux, et c'est seulement dans une région limitée de sa masse que les téguments s'effilent, se ramifient, de façon à donner sous un volume minimum une surface maximum de contact avec le milieu extérieur. Accessoirement enfin, une région de la surface extérieure, vague ou précise, s'adjoint aux appendices pour les échanges gazeux.
La cavité ejénérale, demeurée assez nette, peut être distinguée en une région close ou péricardique et en une région glandulaire, séparée de la précédente, mais qui n'en conserve pas moins les caractères d'une néphridie, comme s'ouvrant d'une part au dehors et de l'autre baignant dans le liquide des lacunes; elle est un lieu d'échanges osmotiques entre le liquide intérieur et le milieu ambiant. Les orifices de ces régions glandulaires de la cavité générale sont situés à la base de certains appendices, et par là ces glandes méritent aussi le nom de glandes coxales.
Chez les Crustacés, ces glandes sont restreintes à deux régions. La plus céphalique, dite glande antennaire, a été retrouvée chez tous les Crustacés sauf chez les Isopodes; elle s'ouvre sur le segment basai de la seconde antenne, an^.
La seconde paire de glandes coxales est appelée chez les Crustacés glande coquillière, parce qu'elle s'engage souvent dans l'épaisseur du repli tégumentaire que nous avons décrit comme bouclier dorsal, et qui dans certains cas est appelé coquille. Son ouverture est à la base de la seconde maxille, mx^. Chez les Thoracostracés où cette glande n'a pas été retrouvée, l'excrétion se fait toute par la glande antennaire.
Une dernière région de la cavité générale, fort éloignée des précédentes par son rôle, puisque dans sa paroi sont différenciés les éléments génitaux, se rapproche d'elles néanmoins en tant que glande coxale, par la façon dont elle s'ouvre toujours à la base d'une paire d'appendices. Sauf dans des cas déterminés et que nous étudierons plus tard, les sexes sont séparés dans la classe des Crustacés. Il y a des individus femelles et des individus maies, et chez ces derniers la paire d'appendices à la base de laquelle débouche la glande génitale est modifiée de façon a servir d'organe copulateur et à faciliter le rapprochement sexuel.
Le système nerveux conserve une allure assez régulièrement métamérique. Les condensations que l'on y observe sont faibles, et la plus générale résulte de la soudure du premier ganglion de la chaîne longitudinale avec les ganglions cérébroïdes. Ceux-ci
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paraissent à la suite de ce fait innerver la première paire d'antennes, un y.
Il est cependant des cas où se produit une fusion très considérable entre presque tous les ganglions de la chaîne nerveuse; mais, comme cette fusion présente un déterminisme appréciable, nous en ferons l'étude autre part.
L'organe de la vision est constitué par une paire d'yeux composés comme ceux des Insectes, et innervés par les ganglions cérébroïdes. Il convient de signaler en outre que chez les Crustacés inférieurs, un œil simple impair et médian s'ajoute souvent et quelquefois se substitue entièrement à cette paire d'yeux composés. On lui donne le nom d'œil nauplien.