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Balfour. Comparative Erabryology, p

CINEMATIQUE

la monolrocho et la mésolroche, qui, en outre de ce que nous avons déjà dit, montre la faible importance morphologique de ces légers changements. Dans ce cas toutefois, il convient d'observer qu'ils

Fig. 276. — Trochophore de Phascolosoma elongatum (Srlenka).

/?, bouche; r, couronnes ciliées; s, 8oio9.

pa-

Fig. 277. — Tornaria Krohni, 2 stades jeunes.

profil (Spengel).

A, bouche; À» anus; bc» bande ciliée; pa, pore aqnifére;

ca, ébauche do la couronne anale.

concordent avec la subdivision des Géphyriens en Armés et Inermes.

Enfin, le Siponcle et la Phoronis ont une larve nettement méso-

troche. Pour la Phoronis en particulier, il est intéressant de noter

'en a

Fig. 278. — Tornaria Krohni, slndes Agés, face ventrale, profil et dos (Sprnoel).

/', bouche; rr, nnuH; en, enlérocèlc; va, vésicule aquifèn* ; p, pore aquifère ;

ca, couronne ciliée préanale.

que sur la couronne ciliée, située au milieu du corps, on voit se développer des bras tout à fait comparables à ceux qui font saillie sur les bandes ciliées dans le Pluteus et la Bipinnaria. Nous ne vou-

iz

LES FORMES LAHVAIKES 333

Ions pas dîre pour cela que la larve de Phoronis doive être rapprochée de celle des Echinodermes plus que d'aucune autre larve ciliée, attendu que la valeur de ces expansions est secondaire, et que

de plus elle n'est pas la même dans Tun et l'autre cas. Chez les Echinodermes, en eflet, elles sont transitoires tandis qu'elles persistent comme tentacules sur la Phoronis adulte. La question ne peut être résolue que par l'étude du développement ultérieur ou post-lar- ^ ' vaire, d'autant mieux que dans les

deux cas il est surchargé de phénomènes complexes.

Le Balanoglossus se développe en passant par un état larvaire dont les formes jeunes (fig. 277) rappellent tout à fait les jeunes

Fig. 27». ~ mrtU Dumerilii, Stade archi- PlutCUS. DaUS SOU évolutioU ulté-

podiaiàréciosion(VoNWisTiNoiiAU8BN). ricure, la larve acquiert une disposition particulière de sa bande ciliée qui lui fait donner le nom de Tornaria (fig. 278).

Telles sont les diverses larves ciliées que Giard voudrait par l'intermédiaire de la Trochophore

et du stade archipodial rattacher r»

à la larve nauplienne à trois segments (fig. 279 et 280).

Qu'il soit ou non possible d'é- "^

tablir une continuité entre les deux séries dérivant l'une de la larve Nauplius et l'autre de la larve Trochophore, nous allons chercher à rattacher cette dernière à ...

une forme plus simple qu'elle n'est ''^ elle-même. La Trochophore présente déjà un degré d'organisation T assez élevé ; car les deux surfaces - j / ; p de son corps sont raccordées l'une

1, ^ j •/> 1 Fie. 280. — iVcrcw Dawu-'/t/M, stade archi po-

a 1 autre par deux Orifaces : la dial dans l'œuf avant l'édosion (Von Wis-

bouche et l'anus. tinohauskn).

Tlne Inrvp rîlîée nlus simole c, lobe céphaliquo; /'.pigidium; rc, cirres

une larve Cinee piUS Simpie céphallques; I, II, m, IV, les quatre pre-

serait celle dont les deux surfaces miere segments.

ne formeraient en se raccordant

qu'un seul orifice, quand bien même sur la surface extérieure les

IVM (:iNÉ.MATK)ri:

cils pourraient présenter des localisations comparables à celles de la série précédente.

De telles larves existent, réunies entre elles et séparées des précédentes, non seulement parle caractère que nous venons de signaler mais encore par un processus très particulier dans la complication ultérieure de leurs surfaces, et dont nous devons faire abstraction pour rinstant. Ce sont les larves appartenant aux Turbellariés et aux Némertes.

Les unes, uniformément ciliées, telles que celles de la Némerte [Lineus obscurus) nous rappellent la larve atrocbe {type de Desor),

Fig. 281. — Larvo de Maller de Jungia aurantiaca (Lang). face ventrule, dorsale et latérale; rr, taches oculiformes ventrales; a*', taches oculiformes dorsales; I, II, III, IV, V, expansions du corps.

Chez d'autres Némertes, les cils inégalement développés dessinent une couronne et un bouquet polaire et reproduisent la forme monotroche {type Pilidiuni),

Chez les Turbellariés enfin, une larve atroche ou monotroche porte des saillies accessoires, comparables aux bras que nous avons vus développés chez les Echinodermes et Phoronis (fig. 281). {Larve de M aller).

Cette étude n'offre pas seulement l'intérêt subjectif d'une continuité que l'esprit humain peut, après tout, mettre entre des phénomènes quelconques : elle répond à une réalité concrète. Nous n'avons pas à chercher pour l'instant les causes de cette continuité dans les rapports lointains ou actuels de l'animal et du milieu ambiant. Bornons-nous à montrer qu'elle a un sens objectif.

LES FORMES LAKVAIRES

Sans multiplier les exemples, nous pouvons assurer Timportance authentique des stades larvaires dont nous avons fait Tétude en montrant : 1° que certains êtres accomplissent toutes les fonctions de la vie, et spécialement la reproduction qui caractérise la vie adulte, sans quitter ces formes ; 2° que très souvent les formes larvaires se montrent chez Tembryon, indépendantes de son activité dans le milieu ambiant et aussi de l'action du milieu ambiant sur lui. C'est là leur véritable intérêt cinématique et la preuve que leur étude ne peut ni ne doit être d'abord entreprise autrement.

Pour montrer en premier lieu l'importance et la généralité des phénomènes dont nous venons de signaler l'existence, disons qu'ils sont manifestes dans l'embranchement des Vertébrés, à propos duquel nous avons au début de ce chapitre mis en parallèle les développements embryonnaire et larvaîre. Chez le têtard du Batracien en effet nous avons, entre autres choses, remarqué que la respiration était d'abord effectuée au moyen de fentes branchiales, pour se faire ensuite dans un poumon.

Or, d'une part, dans la classe des Poissons, inférieure à la précédente par tout l'ensemble de son organisation, les adultes conservent toute leur vie une respiration branchiale, et, d'autre part, les classes supérieures des Reptiles, Oiseaux et Mammifères présentent au cours de leur évolution embryonnaire une série de fentes, qui ne doivent à aucun moment fonctionner, mais qui reproduisent en position et en forme celles des groupes inférieurs.

Pour arriver maintenant aux larves arthropodes et ciliées qui nous ont occupé davantage, nous trouvons par exemple que la larve Mysis des Crustacés décapodes reproduit l'adulte de Tordre Schizopode. D'une façon plus caractérisée encore, la Trochophore ou l'une de ses variétés est la condition adulte de tout le groupe des Rotifères. C'est un genre de cette classe, Trochosphœra œquato^ rialisj qui a donné son nom à la larve type (fig. 282).

La condition polytroche est réalisée par le genre Dinophilus (fig» 283) ; et la plupart des Rotifères, par la subdivision de la cou-

Fig. 2bJ. — J'roiho.sphirra œqnalorialis (t^KNii-KR).

ce, couronne ciliée — G, ganglion nerveux; /i, nerf; os, organe sensoriel — B, bouche; gl, glande digestive; A, anus— ov, ovaire; cgy conduit génital; fvt flamme vibratile de l'organe excréteur ; «rx, conduit excréteur.

CINEMATIQUE

ronne ciliée préorale en deux lobes, comparés à des roues vibratiles, préparent h la modification Veliger que nous avons vue chez les Mollusques. D'autre part encore un Rotîlere, Hexarthra polyptera (fig. 284), découvert par Schmarda, a été par Plate ^ rapproché du prototype Nauplîus; ce qui serait un nouvel appointa la théorie de Tarchipodium exposée plus haut, s'il n'y avait à observer d'abord que les trois paires d'appendices de l'Hexarthra ne sont point articulées, ensuite que leur disposition d'allure scgmcntalc est un simple hasard, attendu que dans le genre voisin Pedalion il y a aussi G appendices mais répartis autre-

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ce

Fig. 284. — Hexarthra polyptera (Schmarda).

Fig. 283. — Dinophiliis gyroci- Uatus (E. Mbyer).

ce, couronnes ciliées ; «?, œil — B^ bouche; A y anus; g/, glande digestive — ex, organes excréteurs; Gy éléments génitaux.

ment : 4 simulent bien 2 paires latérales, mais les deux autres sont l'un dorsal et le dernier ventral.

Il n'en reste pas moins vrai que nous avons un groupe de formes adultes reproduisant le stade transitoire Trochophore et ses diverses variétés divergentes.

Nous pouvons d'un autre côté retrouver les formes larvaires types dans des embryons à naissance extrêmement tardive : par exemple le Nauplius est visible dans Tœuf de l'Ecrevisse (fig. 285), dans celui de la Mysis et dans celui des Cladocères.

Pour nous résumer, la présence des formes larvaires dans l'embryon montre leur importance propre et leur indépendance actuelle d'avec le milieu. Leur persistance chez des adultes nous

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