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Fig. 287. — Crraphique combiné pour figurer la continuité entre les formes larvaires et les formes adultes des divers animaux.
où il peut être recouvert. La partie commune aux deux courbes serait par le fait contrôlée.
Nous avons ainsi établi une continuité d'ensemble entre les différentes formes des différentes larves, sans nous préoccuper le moins du monde des processus par lesquels ces formes ont été réalisées. Si maintenant nous suivons les formes d'une même larve.
c'est-à-dire si nous étudions de plus près une branche de notre courbe, en faisant attention à ces processus y nous avons d^abord à remarquer qu'en particulier dans les développements longuement larvaires, dans lesquels la naissance est précoce, l'évolution parait aussi suivre une marche progressive et en quelque sorte continue. C'est ainsi que chez les Ânnélides, depuis la Trochophore jusqu'à la forme adulte, les stades ne diffèrent les uns des autres que par un nombre plus ou moins grand de segments : à peine si nous avons pu distinguer l'un d'eux par le nom spécial d'Archipodium.
Mais, d'un autre côté, dans le développement de la larve arthropode, la continuité unisérielle dans la croissance est en quelque manière fragmentée par des mues, d'une façon assez peu tranchée chez les Entomostracés et qui se manifeste davantage chez les Malacostracés, dont les stades larvaires moins nombreux diffèrent assez sensiblement de l'un à l'autre.
Dans d'autres cas enfin, l'évolution d'abord continue se termine par des phénomènes complexes dont on ne peut plus dire qu'ils font suite à la série qui les précède; ils sont plus spécialement nommés métamorphoses ou mieux métabolies, et leur premier caractère est d'apporter une discontinuité dans l'évolution, discontinuité qui porte moins d'ailleurs sur la forme elle-même que sur la façon dont elle se réalise. Nous pouvons dès maintenant en signaler la présence dans les changements qui conduisent des larves Bipinnaria ou Pluteus à l'état d'Echinoderme adulte.
En réalité, ces discontinuités sont infiniment plus fréquentes qu'on ne pourrait le croire tout d'abord, et, bien qu'ayant un caractère fort général, s'intercalent de façons excessivement variées à des stades divers, suivant les circonstances, pour rompre la continuité des évolutions.
Nous verrons leur rôle important en étudiant les phénomènes communs aux larves et aux embryons, car elles peuvent survenir dans les deux cas.