‹ La Forme Hémorragique de la Diverticulite du Côlon Ilio-PelvienChapitre 26 sur 29 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° Le diagnostic étiologique des hémorragies intestinales est difficile et ne peut être fait, dans 20 % des cas environ, d’après des statistiques importantes de gastro-entérologues éminents avant disposé de toutes lés méthodes d’investigation possibles. C’est bien entendu pour les entérorragies solitaires que le diagnostic étiologique est difficile. Dans les autres cas, le contexte clinique met vite sur la voie.

2° Ce pourcentage semble pouvoir être assez fortement diminué si, dans les cas d’entérorragies cryptogénétiques, on s’attache à rechercher avec un soin particulier l’existence de diverticules du gros intestin, plus ou moins enflammés et associés ou non à de la sigmoïdite. Ces diverticules siègent toujours, sinon exclusivement, au niveau du côlon iliopelvien.

3° Ces hémorragies diverticulaires sont des entérorragies rouges, sans melæna, souvent abondantes, parfois uniques, parfois répétées et échelonnées sur une longue période, pouvant amener un état d’anémie intense, mais ne semblant pas cependant mettre la vie en danger. Nous n’avons relevé aucun cas mortel dans la littérature, ni dans ceux que nous présentons.

4° La diverticulite nécessite, pour être mise en évidence, un examen radiologique très soigneux : clichés en série, après ingestion ou surtout lavement baryté, pendant et principalement après évacuation de la substance opaque aux rayons X. C’est, en effet, le plus souvent après évacuation de la baryte que l’on met en évidence ces diverticules sous forme de taches arrondies, de la grosseur d’un pois, dessinant le trajet colique.

5° Le mécanisme de ces hémorragies paraît relever des deux processus suivants, soit isolés, soit combinés : processus direct, par propagation de l’inflammation diverticulaire à la paroi colique et aux vaisseaux amenant des lésions de l'endothélium vasculaire ou, peut-être, action réflexe du système neuro-végétatif irrité par la diverticulite.

6° Cette poussée de diverticulite paraît souvent déclenchée par la prise d’une purgation, dont il faudra, par conséquent, se méfier chez les gens âgés.

7° Cette affection à tableau dramatique cède très bien au traitement médical qui a pour but, après avoir combattu l’anémie consécutive aux pertes sanguines, de neutraliser les fermentations ou putréfactions qui n’ont que trop tendance à se produire au niveau des diverticules intestinaux, entraînant une poussée de diverticulite.

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