‹ La Forme hypochondriaque de la SchizophrénieChapitre 7 sur 11 · F4; I2 MOIS · texte numérisé non relu

F4; I2 MOIS

I jour: » 24 heures,

1 heure: 60 minutes, 3600 secondes.

Religions existantes: catholique, calviniste, luthérienne ou protestantisme, religion juive, religion mahométane.

Les associations d’après JUNG-RICKLIN fournissent des définitions du mot provocateur :

IUE

La crêche que nous avons eue à l’église.

C’est le jour de repos.

C’est une saison de repos.

Il y a deux sortes de lacs : lacs naturels et lacs

artificiels.

L'écolier studieux est aimé par son Le père de famille.

À quatre pattes.

l’odorat et la bouche.

Est noire.

. Est pointue.

. Le pain quotidien.

qre

Qui éclaire.

Porte les: fruits.

Montagne haute.

Le rêve est long.

Est épais.

Est blanc.

Est lourd.

À cinq classes.

Chanter des chansons.

Quant aux organes internes rien de spécial bien frappé. 72 coups à la minute.

maître.

. Porte quatre organes: les oreilles, la vue,

: Pouls

Les réflexes sont normaux. Les pupilles des yeux Sont en mydriase, rondes et égales et réagissent bien à la lümière et à la convergence.

Examen du 5. 2.

Le malade reste accessible, mais devient plus indifférent : « Je suis très bien ici». À un rire hébété. Ne présente pas de maniérisme en donnant la main. Les idées hypocondriaques persistent ; mais le malade n'insiste plus autant.

Examen du 8. 2.

Etat stationnaire.

Examen du 16. 2.

Le malade a eu la visite de son père. Après son départ il a arraché les cordes du sommier et en a fait une corde assez longue. Questionné à ce sujet, il prétend qu’il a voulu la fixer autour de son abdomen «comme les capucins » contre les troubles gastriques et des renvois. Il est moins accessible et présente du maniérisme en donnant la main.

Examen du 17. 2.

Peu accessible. Se plaint de malaises dans l'estomac et donne la main d’une façon maniérée. Mange et dort bien.

Examen du 19. 2.

Le malade devient excité. Ne dort pas la nuit. Il se plaint de ce que le sang est gâté. L'estomac et les intestins ne fonctionnent plus. Pleure d’une façon hébétée. Reste maniéré.

Examen du 22. 2.

Il refuse la nourriture. Présente du négativisme.

Examen du 27. 2.

Le malade est dans le même état, mais mange de nouveau.

Examen du 10. 3.

Le malade est peu accessible. À des paroxysmes d’excitation: cris, hurlements, saute du lit, gesticule. Maniérisme très prononcé en donnant la main.

Examen du 20. 3.

Le malade fut transféré dans un asile. Son attitude n'a pas changé depuis. Il reste indifférent, apathique, ne travaillant pas.

Observation II.

Personnelle.

C’est un homme de trente-et-un ans, verrier, célibataire.

L'anamnèse ne fournit pas de fait notable. Il a bien appris à l’école, a eu la pneumonie à l’âge de six ans. Depuis trois ans il se plaint de céphalées et de maux de reins.

Etat actuel : Il y a 8 jours que le sujet a eu de nouveau des céphalées et des maux de reins. Il s’est fait faire un ratelier de 2.400 fr. comme il indique, et se fait des soucis à cause du prix élevé. Pendant les derniers cinq jours, il n’a pas travaillé ; il a souvent pleuré, s’est fait des reproches pour des futilités, était préoccupé de sa santé : croit qu’il ne vivra plus longtemps à cause de son travail fatigant.

À négligé son travail dans la verrerie où il travaillait. À jeté un encrier par terre qu’il aurait dû livrer à son patron «puisqu'il était poussé à le faire ».

À peur de gendarmes qui vont l'arrêter parce qu'il a cassé cet encrier ; croit que les gens parlent mal de Jui.

«Mes intestins ne travaillent plus; l'estomac est détraqué. »

I1 souffre de constipation ; a souvent des régurgitations.

Quand il a des maux de tête, le cœur lui fait mal; souffre de palpitations cardiaques.

Nie les hallucinations.

A l'examen nous constatons que le malade est bien orienté quant au temps et lieu ; a des idées de pauvreté : « Je n’y puis rien, maïs je suis souvent obligé d'y penser. »

Il travaillait à l’usine, mais pas à la maison, par indifférence.

Les automatismes sont bien conservés. La mémoire est bonne, l’instruction répond au niveau social. Se montre vite fatigué et fait preuve de peu d’application : épreuve des À barrés faite rapidement sans zèle. Est timide ; avoue l’onanisme, s’est fait des reproches. S’isolait volontairement. N’aime pas ses parents: «Si parents meurent, ils sont morts.»

Les associations d’après JUNG-RICKLIN fournissent les définitions du mot provocateur.

Le malade est calme, mais indifférent ; ne s’occupe pas, ne cause pas volontairement, est apathique.

Un examen pratiqué sept jours après son entrée à la Clinique nous montre le sujet calme — accessible. Indifférence marquée. Autisme. Mais présente du maniérisme en donnant la main.

. \ \ # Le malade est repris par sa mère sans que son état ait changé.

Observation III

(due à M. le Professeur PFERSDORFF.)

C'est un homme qui a fait sa crise en 1910 alors âgé de 23 ans.

L’anamnèse nous fournit les détails suivants.

Il est le plus jeune fils entre cinq enfants. Son père est mort à la suite d’une opération, mais soufirait souvent de maux de tête. Un oncle se trouve interné dans un asile d’aliénés. A 15 ans il fut opéré à la jambe. À bien appris en classe. Puis travaillait six ans à la même place, qu'il quitte sous prétexte de mauvais traitement et puisqu'il avait besoin de repos. Etait déjà très énervé. En traitement médical pendant un mois ; puis il va à Paris, où il travaille du 1.10. 07 au I. 5. 08, mais doit quitter sa position par suite d’un accès d'hyperexcitation et de mélancolie. Fut en traitement pendant deux mois dans une maison de santé privée du D F1 à H. Le 1°r 10. il va à Dieppe, où 1l reste jusqu'au 17 juin. Subitement il quitte son poste et envoie une dépêche à ses parents : «Venir en aide ou perdu.» Reprend le travail à Strasbourg, mais abandonne également subitement au bout de deux mois sans raison.

AE

Passait alors dans différentes maisons de santé, n'a plus travaillé depuis cette époque-là.

Le 15. 10. 10 il fut admis à la Clinique Psychiatrique de Strasbourg.

L'examen nous montre que le sujet est bien orienté quant au temps et lieu. Légère excitation motrice. Profère des idées délirantes à contenu surtout dépressif, mais le fait avec un rire niais. Demande à être radiographié et à être traité avec de la morphine, « puisqu'il s’est gâté la moelle par l’onanisme. Je suis atteint d’ataxie locomotrice ». «C’est sûr et certain.» « Mon état sexuel a commencé à l’âge de 20 ans. » « Je sais que les médecins ne peuvent en général la guérir ; que l’onanisme est nuisible, mais il en est ainsi. »

L'examen objectif reste sans particularité. Mémoire est bien conservée. Donne les définitions des proverbes :

Tout commencement est difficile :

Tout ce qu'on commence est difficile ; il faut avoir de la patience.

Un homme, une parole :

Si quelqu'un promet quelque chose, il doit remplir sa promesse.

La faim est le meilleur cuisinier :

Si l'on a faim, on mange tout.

Tout excès nuit :

Tout ce qu’on exagère nous nuit ; on ne doit rien exagérer.

Je suis un exemple, qu'on ne doit pas abuser de l’onanie.

Examen du 16. 11. 10.

Même état. S'occupe un peu de lecture, mais est indifférent, peu accessible. Se plaint de malaises et de douleurs sur tout le corps.

Examen du 26. 1I. 10.

Nouvelles plaintes « Monsieur le Docteur faites-moi une ponction lombaire, je suis syphilitique. Comment s'appelle le nouveau remède? » « J'ai une maladie des testicules. » «Parfois j'ai des malaises dans la région cardiaque. »

Ecrit une lettre au Directeur de la Clinique où il donne des détails sur ses antécédents et formule ses plaintes et déclare mourir bientôt volontairement.

Examen dù 2. 12. 10.

Même état. Pas de maniérisme. Le malade émet toujours des idées délirantes d'ordre hypocondriaque. Peu accessible.

Le malade garde toujours le même état, ne s'occupe plus de rien. Peu accessible. Toujours des plaintes à contenu dépressif. Quitte la Clinique le 1. 3. 11 dans cet état. À repassé à plusieurs reprises des examens à la Clinique, mais son état na pas changé: Reste indifférent, ne travaillant plus, proférant toujours des idées délirantes d'ordre hypocondriaque.

En 1926 le malade présente le même état. Travaille un peu sans continuité. Remplit un poste secondaire sous l’ordre d’un autre. Profère les mêmes idées hypocondriaques.

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