RÉSUMÉ DES TROIS OBSERVATIONS
OBs. I.
Jeune homme de 18 ans qui ne présente rien dans ses antécédents.
Seulement en 1925 à la suite d’une opération de polypes nasaux, il y a changement de caractère. Le sujet devient paresseux, fait des fugues, se dérobe à son entourage, ne mange plus avec ses parents, mais dérobe tout ce qu’il trouve pour le dévorer en cachette. Se plaint de maux de tête, a peur des gendarmes, prétend que les gens lui veulent du mal. Profère des idées hypocondriaques : l'estomac ne travaille plus, les intestins ne fonctionnent pas très bien. Se fait des soucis de sa santé et croit être influencé. Quant à l’affectivité, elle est très superficielle : il pleure et rit souvent sans motif apparent.
L'examen ne montre rien de particulier. Le sujet est bien orienté. Sa mémoire est bonne et ses connaissances répondent au niveau social du malade. Les associations fournissent des définitions du mot provocateur. Les organes internes ne présentent rien de spécial. À la suite le malade devient inaccessible, présente du maniérisme dans les gestes. A une période d’excitation.
Os. II.
Un homme de 31 ans qui est bien orienté. À une bonne mémoire. Depuis trois ans, il a des céphalées et des maux de reins. À cessé de travailler tout d’un coup. À pleuré souvent et présente des idées hypocondriaques: les intestins ne travaillent plus, l’estomac est détraqué. À peur des gendarmes et les gens disent du mal de lui. S’isolait volontiers. Montre peu d’application et se sent vite fatigué. Ne parle pas spontanément, est indifférent, apathique. A la suite il présente du maniérisme dans les gestes en donnant la main.
OBS ETT:
Ce jeune homme a bien appris en classe. Quitte subitement son emploi puisqu'il se sent trop fatigué. Après un traitement médical il va à Paris où 1l abandonne également son poste après quelque temps. Essaie encore 2 fois de reprendre un emploi sans plus de succès.
Le sujet est bien orienté, a une légère excitation motrice. Profère surtout des idées délirantes d'ordre hypocondriaque : «II est atteint d’ataxie locomotrice. Est syphilisé, va mourir bientôt.» Ne présente pas de maniérisme. Il est vite fatigué, ne travaille plus. II quitte la Clinique en restant indifférent, ne travaillant plus et proférant des idées hypocondriaques. En 1926 le malade présente le même état. Remplit un poste secondaire, car il travaille sans continuité. Profère surtout les mêmes idées hypocondriaques.