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Le seul traitement capable de supprimer les trou- | bles, c’est l’ablation chirurgicale de la tumeur. Cette ablation s’impoe, non seulement lorsque les accidents sont devenus menacçants, mais peut-être surtout avant tout accident, lorsque la tumeur est encore bien tolérée et que l’état du sujet lui permet de supporter avec le maximum de chances le choc opératoire. Le neurinome jusqu'ici latent, va en effet grossir et un jour cu l’autre provoquer des phénomènes de compression, qui obligeront à l’intervention et dans des conditions infiniment moins bonnes.
Nous ne voulons pas décrire ici, la technique opératoire, actuellement bien connue, avec les progrès énormes de la chirurgie thoracique. On aborde le plus souvent la tumeur par voie postérieure, rétro-pleurale, après résection uni ou pluri-costale, et l’extirpation est d'ordinaire assez facile à réaliser. Assez souvent cependant, la plèvre pariétale amincie est blessée au cours des manœuvres opératoires, entraînant par la suite un pneumothorax ou un hémo-pneumothorax.
La mortalité opératoire est assez élevée. Sur vingt+ sept Cas opérés, Makkas note six décès, soit 22,2 %. Dans trois cas, la mort a été due à une insuffisance cardiaque post-opératoire, dans les trois autres il s’est agi de complications pleuro-pulmonaires. Dans les observations que nous rapportons, l'opération a été Fratiquée sept fois et quatre malades seulement ont guéri, soit 42,8 % de mortalité. Par contre, les résultats éloignés sont satisfaisants et sur tous les cas opérés on ne note aucune récidive.