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peu de dysphagie, ou même, comme chez notre malade, un syndrome de Claude Bernard-Horner par irritation du sympathique, en sont l'expression habituelle. Les signes directs sont moins hets et se résument en une matité franche dans un zone bien limitée et souvent une légère réaction pleurale. L'examen radiosco-
pique constitue au contraire le véritable signe de cer-.
titude.
| S° Les rayons X en effet, en montrant une tumeur
thoracique de volume considérable, à contours lisses et arrondis, d'opacité homogène et à siège postérieur, rétro-pleural, évident, permettant le diagnostic, présumé déjà par les signes cliniques qui viennent d'être dits. On éliminera ainsi les tumeurs ganglionnaires et surtout la lymphogranulomatose médiastinale, ainsi que les autres tumeurs du médiastin, bénignes ou malignes, les kystes hydatiques en particulier, qui ont un siège plus antérieur. La recherche soigneuse et systématique enfin des signes cutanés de Ia maladie de Recklinghausen viendra confirmer ce dignostie.
9° Le pronostic devrait être bénin à priori, ces tumeurs n'étant pas envahissantes et évoluant d'une façon extrêmement lente. Il est grave en réalité, de par la méconnaissance habituelle de cette affection qui, laissée à elle-même, finira par provoquer par son volume des troubles de compression définitifs, avec atteinte grave de l’état général, aboutissant à la cachexie.
10° Le traitement est uniquement opératoire. La radiothérapie n’a donné jusqu'ici, notre cas personnel
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en est une preuve, aucun résultat réel. La voie d’abord est la voie postérieure donnant un accès facile sur la tumeur qui sera extirpée en totalité. La mortalité encore actuellement très élevée puisque 4 seulement des 7 cas opérés, relevés par nous, l’ont été avec succès, devrait s’abaisser d’une façon notable avec les progrès de la chirurgie thoracique d’abord, et surtout lorsque ces neurinomes à localisation si spéciale seront reconnus et étiquetés d’une façon plus précoce.
Vu : le Président de thèse, Vu : le Doyen de la Faculté, M. DEBRÉ M. ROUSSY
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l’Académie de Paris,
S. CHARLETY.
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