‹ La forme sèche hémoptoïque de la dilatation bronchiqueChapitre 15 sur 71 · RER · texte numérisé non relu

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demander parfois s’il s’agit vraiment de tuberculose », concluent MM. Bezançon et de Jong.

La connaissance de la forme sèche hémoptoïque de la dilatation des bronches doit éveiller notre attention et dans les cas où la bacillose n'a pas pu être décelée, on est en droit de pratiquer l'injection lipiodolée de l'arbre bronchique qui permet d’affirmer d'une manière catégorique la présence ou l’absence des dilatations.

Dans les cas où l’on ne pourrait pas, pour une raison où une autre, pratiquer cette technique, l'étude précise des signes cliniques peut présenter un faisceau de pré-

somptions en faveur de la bronchectasie.

Signes cliniques de la Forme sèche-hémoptoïque en dehors du Lipiodo-Diagnostic

Nous pouvons maintenant essayer d’esquisser les traits de cette forme sèche hémoptoïque par l'analyse des symptômes cliniques présentés par nos deux malades. Cette étude offre des particularités intéressantes à retenir et à noter en plus des manifestations hémorragiques sur lesquels nous avons longuement insisté.

LES SIGNES PHYSIQUES sont les plus constants. Nous avons remarqué avant tout

La rétraction thoracique du côté atteint caractérisé par :

L'abaissement de l'épaule.

L'abaissement de la clavicule.

L'obliquité plus marquée des côtes et par conséquent

la diminution de l'angle costo-vertébral du côté malade par rapport à l'autre côté.

La diminution des espaces intercostaux.

La diminution de l’amplexion thoracique.

La scoliose dorsolombaire de compensation À concavité opposée.

A la palpalion on notait l'augmentation des vibrations.

A la percussion l'existence d'une submatité.

Enfin à l’auscullation, l'existence d'un syndrome cavilaire sec se traduisant par

un souffle cavérneux.

le retentissement de la voix et de la toux.

l'absence de râles humides.

EX RÉSUMÉ, en présence de signes de sclérose pleuropulmonaire chez un individu jeune non entaché de tuberculose, qu'il y ait ou non hémoptysie, il faut penser à la possibilité de l'existence des bronchectasies et pratiquer la radiographie après injection lipiodolée. Elle seule peut permettre de poser ou d'infirmer avec certitude

le diagnostic de dilatation bronchique.

L'étude des formes précédentes nous a laissé entrevoir la possibilité de formes uniquement sèches. Ces formes constituaient autrefois des trouvailles d’autopsie (comme dans l’observation suivante que M. Letulle nous a dennée). Elles peuvent constituer aujourd’hui des « trou-

vailles lipiodo-radiologiques ».

HU Bae TYPE DE FORME SÈCHE

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