C. thyroïde kystique
. Foie cyanosé avec beaucoup de leucocytes dans les capillaires sanguins.
Rate normale.
Cœur normal.
Reins : congestion des glomérules, sans aucune trace de lésions chroniques. Un certain nombre de tubes contournés par îlots plus ou moins espacés ont perdu leurs noyaux (lésion due au toxique ?)
Pancréas : d’une façon générale il est normal.
Glandes salivaires normales.
Ex RÉSUMÉ, chez une jeune femme de 21 ans, hérédosyphilitique, qui ne présentait aucun passé pathologique et qui a succombé des suites d'une intoxication aiguë par la strychine, existaient des bronchectasies multiples
5 Azou,
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du poumon droit dont l’une était grande comme une noisette, Ces bronchectasies n'avaient donné lieu à aucuneé manifestation clinique pendant la vie. L'examen histo-pathologique de ces lésions a révélé leur nature
spécifique.
La littérature médicale offre quelques exemples méconnus de ces formes sèches de la bronchectasie :
Pizrz (259), de Magdebourg, entrevoit la possibilité de ces formes latentes et il écrit comme conclusion de son mémoire : « Que la bronchectasie de l'enfance, quelle soit cylindrique où sacciforme, n'est pas si rare qu'on le croit. Vraisemblablement un certain nombre de cas dont l'apparition remonte à l'enfance ne sont reconnus qu'à un âge plus avancé. »
Comgy (93) parle’ de formes latentes. Il est « persuadé qu'en cherchant bien on trouverait plus souvent des cas analogues, » :
TSCHERNOW (303), à propos du cas du jeune W. Br.., âgé de 10 ans, entré dans son service pour toux et expectoration, s'étonne qu'un mois après l'entrée il perçoive l'existence d’un souffle caverneux et de gargouillements. Aussi écrit-il : « Gette caverne s'est constituée sous les yeux du médecin et une caverne pulmonaire C'était pas possible dans ces conditions :; d’où le diagnosüc de bronchectasie. »
PouLAIN (263) a observé dans le service de M. Attinger un malade
= Bo
K..., 38 ans, domestique, sans antécédents héréditaires, notables, sans aucune maladie pulmonaire antérieure et qui souffrant depuis 3 mois seulement avec de la fièvre et une expectoration très abondante fit une vomique 3 jours après son entrée à l'hôpital. On décide une intervention, après la radiographie qui montrait une bande obscure au niveau de la scissure supérieure droite ; la mort survint au cours de l’intervention.
Autopsie : La plèvre droite était épaisse de 1 centimètre. Il existait des dilatations bronchiques depuis en haut jusqu’en bas. Ces bronchectasies étaient grosses comme des noix, des mandarines et même étaient plus grandes encore. Il n'existait aucune lésion tuberculeuse.
Histologiquement c'étaient des dilatations bronchiques typiques avec épithélium pavimenteux stratifié. Dans le chorion des faisceaux de fibres musculaires très développés et des capillaires très nombreux. À
Ïl faut bien admettre dans ce cas tout à fait typique que ee n'est pas en trois mois (sans aucun passé pulmonaire antérieur) que cette symphyse pleurale et ces dilatations bronchiques énormes s'étaient développées. Il sagit bien là d’une forme sèche latente pendant de longues années qui, sous une influence que l'auteur n'a pas
recherchée, F'est doudainement réveillée.
Ces lectures donnent bien l'impression que les anciens observateurs entrevoyaient la possibilité d'une préexistance de la bronchectasie sur l’apparition des signes classiques de bronchite. Mais le dogme de l'infection bronchique aérienne et du rôle mécanique des efforts de toux,
était si puissant que personne alors n'osa le secouer.