‹ La forme sèche hémoptoïque de la dilatation bronchiqueChapitre 27 sur 71 · VALEUR D'UN STIGMATE · texte numérisé non relu

VALEUR D'UN STIGMATE

L'étude historique de la sgphilis pulmonaire nous montre comment progressivement la phtisie syphilitique qui fut très à l'honneur au XVII et au XIX° siècle se trouve actuellement presque complètement dépossédée au profit de la dilatation des bronches. Gette véritable révolution dans la conception même de ces affections, au premier abord si disparates, s'est établie d'une part grâce aux constatations des anatomo-pathologistes qui étudièrent et déerivirent tout particulièrement les lésions pulmonaires des mort-nés et des enfants hérédo-syphilitiques et d'autre part à la suite des travaux des pédiatres.

Aujourd'hui, grâce à l'étude et à l'individualisation des formes sèches de la bronchectasie, il nous est facile de concevoir pourquoi les signes cavitaires prédominent dans la syphilis pulmonaire et que le syphilitique du poumon n'est, suivant la classique remarque de Bazin. (30), « qu'un caverneux bien portant ». Il n'en était pas de même autrefois. Nous allons montrer comment la notion de la bronchectasie s’est dégagée de celle de la

vérole du poumon.

Il faut, croyons-nous, diviser l'historique de la syphilis pulmonaire en { périodes bien distinctes. LA PREMIÈRE de présomption (de Paracelse à Laënnec),

pendant laquelle le rôle de la syphilis dans les maladies

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