‹ La formule cytologique des pleurésies tuberculeusesChapitre 6 sur 59 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Lorsqu’en 1884, Landouzy et, peu de temps après, le professeur Kelsch s’efforcèrent de montrer que la plupart des pleurésies dites 4 frigore étaient de nature tuberculeuse, bon nombre de médecins n’admirent la nouvelle théorie qu'avec une extrême réserve.

A partir de ce moment, beaucoup se sont efforcés d'apporter des preuves de toute nature aux idées de Kelsch et de Landouzy.

Les méthodes employées ont été les suivantes :

1° Preuves cliniques (évolution du malade. Autopsies (Cuirassier de Kelsch) :

> Preuves expérimentales (luberculisation de cobayes, Recherche des bacilles, Séro-diagnostic, Cultures, etc.) ;

3° Preuves anatomo-pathologiques ;

4° Preuves üirées de méthodes nouvelles telles que : cryoscopie, perméabilité pleurale, dosage de la fibrine, etc.

Mais la diversité des résultats était encore trop grande pour rallier tous les suffrages, quand MM. Widal etRavaut publièrent en juin 1900 les résultats d’une nouvelle méthode basée sur la cytologie, qui paraissait devoir par sa simplicité et la constance de ses résultats,

ae devenir un des moyens les plus sûrs pour établir définitivement la nature véritable du processus capable d'engendrer les pleurésies. Les travaux de Widal et Ravaut, corroborés par de nombreux auteurs, furent surtout repris à Lyon dans le laboratoire de M. le professeur Bondet, par MM. Barjon et Cade, qui ont montré tout le parti qu'on pouvait tirer de celte méthode au point de vue du diagnostic.

L'étude de la formule cytologique des pleurésies tuberculeuses qui fait l’objet de ce travail nous a été proposée par M. le D' Barjon, médecin des hôpitaux, qui a eu l'extrême amabilité de vouloir bien nous initier à ses recherches pour nous permettre d’entreprendre sous sa direction, l'étude d'un nouveau moyen de diagnostic destiné à devenir d’une pratique courante dans les laboratoires. Nous voudrions ici lui témoigner toute notre reconnaissance pour les conseils éclairés qu'il nous a si largement donnés, et les nombreux moyens de travail qu'il a mis à notre disposition.

Que MM. les médecins majors Georges et Niclot, qui ontbien voulu nous laisser disposer de nombreuses préparations histologiques et de plusieurs observations de malades, soient assurés de notre vive reconnaissance et reçoivent tous nos remerciements.

Nous nous faisons un devoir d'adresser un respectueux hommage de reconnaissance à M. le professeur Soulier qui a bien voulu nous faire le grand honneur d'accepter la présidence de notre thèse, M. le professeur agrégé Courmont nous a fait l’amabilité de vouloir bien documenter nos observations à l’aide de

NUE résultats qu'il avait obtenus par le séro-diagnostic;

qu'il soit assuré de tous nos remerciements et de notre gratitude.

Notre étude comprendra :

1° Un historique de la méthode cytologique ;

2° Une revue et une crilique des travaux antérieurs sur la formule leucocytaire des pleurésies tuberculeuses ;

3° Des observations ;

4° L'étude de la formule cytologique des pleurésies tuberculeuses et de ses variations basées sur les observations précédentes ;

9° Un essai d'explication de la physiologie pathologique de la leucocytose pleurale ;

6° Un résume ;

7° Des conclusions.

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